Bilan hormonal : tout va bien mais…

Je vous propose ici la troisième partie de cette série sur les hormones de la femme.  Je sais que vous êtes nombreuses à souffrir d’acné hormonale, voire d’autres soucis de nature hormonale. L’idée est de vous donner des éléments de base. J’espère ainsi vous aider à mieux comprendre votre situation, car, comme on dit en anglais « knowledge is power » = la connaissance donne la force !

Bonne chance à toutes !

C’est une histoire tellement classique que je l’entends toutes les semaines : vous soupçonnez que vos problèmes de peau ou capillaires (acné, pilosité excessive ou perte de cheveux…) sont liés à votre situation hormonale. Vous demandez donc à votre médecin un bilan. Et à votre grand étonnement, celui-ci revient totalement normal. Alors, tout est dans votre tête ? Il y a fort à parier que non…

Voilà pourquoi les bilans sanguins ne nous racontent pas toute l’histoire, loin s’en faut.

  1. Souvent, le panel d’hormones testées est incomplet.

À mon sens, un panel devrait comprendre les hormones suivantes au minimum :

  • estradiol, estrone, estriol
  • testostérone (totale) et testostérone libre
  • progestérone
  • LH
  • FSH
  • DHEA
  • Cortisol
  • Insuline à jeun
  • Vitamine D
  • Thyroïde complète (T3 libre, T4 libre, T3 reverse, TSH, TBG et anticorps thyroïdiens)

Or souvent les bilans :

  • Ne comprennent pas le cortisol – or le cortisol (hormone du stress) a un impact majeur en cascade sur vos autres hormones : sur la fertilité (progestérone), votre glycémie (régulation de l’insuline), votre digestion, votre sommeil…
  • N’analysent pas la vitamine D – or la carence en  vitamine D joue sur le niveau d’oestrogènes de la femme. De plus, beaucoup de femmes atteintes du SOPK sont carencées en vitamine D. Reconnaître cette carence serait utile !
  • N’incluent pas le panel thyroïdien complet. Or la thyroïde est déterminante pour l’équilibre hormonal. Sans assez d’hormones thyroïdiennes, il n’y aura souvent pas assez d’hormones tout court, donc il est essentiel de repérer un problème thyroïdien ! Le plus souvent, seule la TSH est testée. Pourtant, la TSH est un marqueur tout à fait insuffisant, comme je l’évoquais dans « Quand le médecin vous dit que votre thyroïde est OK… et qu’il se trompe ».  Demandez le panel complet !

2. Certaines hormones ne doivent pas être testées dans le sang

Si les hormones « sexuelles » se détectent facilement dans le sang, ce n’est pas le cas de certaines autres hormones. Le cortisol, par exemple, se détectera plus facilement à partir de la salive. Or les tests salivaires sont plus chers, souvent non remboursés…

3. Certaines hormones devraient être testées à certains moments.

Beaucoup d’hormones sont naturellement fluctuantes : le cortisol est censé, par exemple, être plus élevé en début de journée, puis s’amenuiser avec les heures qui passent.

Lorsqu’il y a un problème, typiquement la personne aura un taux de cortisol qui, au contraire, augmente en fin de journée. Pour tester le cortisol de manière juste, il faudrait non seulement le tester dans la salive, mais surtout plusieurs fois (4 fois) tout au long de la journée.

De la même manière, la progestérone devrait être testée à jour -8  (c’est à dire une semaine avant le début des règles). C’est le moment du cycle où elle est naturellement plus élevée. Elle est naturellement basse en première partie de cycle (phase folliculaire) donc plus difficile à analyser à ce moment-là. Or je voie souvent des bilans hormonaux qui ont été effectués pendant la phase folliculaire. Si vous avez le choix, demandez les tests pendant votre phase lutéale !

4. Surtout, ce sont les récepteurs qui comptent, pas les hormones elles-mêmes !

Une hormone sert à déclencher des réactions au niveau des cellules.

Pour cela, elle a besoin de « s’accrocher » à un récepteur au niveau de la cellule. Ce récepteur est comme une serrure, et l’hormone est la clé.

Comme je l’évoquais dans « Équilibre hormonal : mais si, on peut agir autrement ! », il peut arriver que le verrou soit faussé (sous l’influence d’une trop grande inflammation, de carences en vitamines et minéraux, d’exposition à des perturbateurs endocriniens…).

Dans ces moments-là, vous pouvez avoir beaucoup, beaucoup de clés (= beaucoup d’hormones) dans le sang. Mais  elles n’arrivent pas à rentrer dans le récepteur de la cellule. Elles ne peuvent pas faire leur travail.

Ou au contraire, vous aurez peu de clés (= pas beaucoup d’hormones, ou hormones « dans la norme ») mais vous êtes capable d’ouvrir beaucoup de portes, ou les mauvaises. Le médecin dira parfois que vous êtes « hypersensible » à telle ou telle hormone.

En bref, vous pouvez avoir des niveaux hormonaux dans les normes, et continuer à vous sentir mal, à avoir de l’acné hormonale, un syndrome pré-menstruel trop important, etc.

5. Alors que faut-il faire ?

Votre corps ne peut jamais mentir ! La façon dont vous vous sentez, vos « symptômes » sont une indication majeure du travail de vos hormones. Selon les signes que vous éprouvez, il est tout à fait possible de repérer l’influence de telle ou telle hormone.

C’est pourquoi, en clientèle, j’effectue toujours des questionnaires de « ressenti hormonal » très poussés.

En croisant plusieurs dizaines d’informations, on peut souvent obtenir un très bon aperçu de sa situation hormonale réelle, c’est-à-dire celle qui est vécue au coeur des cellules, et non pas au niveau du sang.

6. Alors, le bilan médical sanguin, cela ne sert à rien ?

Si, bien sûr. Le bilan est toujours là où il faut commencer. Il donnera de précieuses informations s’il y a un problème évident.

Mais si vous tests reviennent normaux, et que vous continuez à vous sentir mal, ne pensez pas que « c’était dans votre tête ». Il y a simplement à en savoir plus sur vous !

 

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A propos Emanuelle Haudegond

Emanuelle Haudegond est la fondatrice de beaute-pure. Elle est l'auteur de la méthode gratuite "Vers une Peau sans Acné en 7 étapes" et de la méthode avancée "Méthode Peau-Zéro-Défaut", pour les peaux à problèmes. Diplômée de l'état de Californie, elle a longtemps travaillé auprès de dermatologues et de chirurgiens plasticiens avant de fonder sa propre clinique de soins esthétiques à Los Angeles. Passionnée par la peau, guidée par des principes naturopathiques, elle partage au fil des articles sa philosophie et ses astuces pour une peau magnifique. Vous trouverez également dans son e-boutique, beaute-pure-boutique.com, une sélection de ses produits de beauté préférés, adaptés aux peaux à problèmes, et des compléments alimentaires brevetés.

22 Responses to Bilan hormonal : tout va bien mais…

  1. Karine 06 Août, 2018 à 6:52 #

    Bonjour Emmanuelle,

    J’ai 42 ans. Il y a 8 ans, on a découvert que j’avais un adénome hypophysaire (type prolactinien). L’hypophyse régulant toutes les hormones, « tout » est régulièrement déréglé chez moi. Je n’ai plus mes règles depuis, même si, parfois, j’en ressens les symptômes.

    Il existe un médicament, le Dostinex, dont je supporte très mal les effets.
    J’ai réussi à « canaliser » mes problèmes d’acné hormonal en me tournant vers des méthodes naturelles dont vos conseils ont été la précieuse piste. Dans cette lancée, j’ai également modifié la base de mon alimentation pour privilégier le végétal, veiller à régulièrement consommer des légumes, faire attention au sucre … Je n’y arrive pas tous les jours, mais les changements que j’arrive à appliquer ont déjà eu un effet positif sur mon transit, par exemple.

    Mais voilà, au quotidien, je me sens encore régulièrement fatiguée, « lourde », avec des crises de déprime.
    J’ai vu plusieurs endocrinologues qui n’ont rien pu me proposer d’autre que le Dostinex.
    Serait-il possible de vous consulter ?

    Merci par avance pour votre attention et votre réponse,

    Karine

    • Emanuelle Haudegond 27 Août, 2018 à 2:36 #

      Bonjour Karine, le dostinex est en effet très souvent responsable de troubles, notamment de l’humeur. Pour tenter d’y pallier, votre approche (peu de sucre, bien consommer beaucoup de végétaux, exercice régulier… sont déjà en effet de très bons gestes). J’essaierais par ailleurs d’y associer des des omega 3/EPA de qualité ainsi que des probiotiques 5 milliards de souche. Et en période de crise, l’Ashwaghanda, une herbe adaptogène, est adaptée. En l’état de mes connaissance, il n’existe pas de thérapie naturelle pouvant agir sur l’adénome lui-même. Souvent la chirurgie est nécessaire. En revanche, il existe certaines herbes, en pharmacopée chinoise notamment, qui peuvent aider avec les symptômes. Mais il faut impérativement être suivie. J’essayerais de localiser un bon acuponcteur/praticien de médecine chinoise dans votre cas, pour un suivi sur le long terme.

  2. Nathalie 27 Juin, 2018 à 3:10 #

    Bonjour Emmanuelle,
    Merci pour vos articles toujours très complets et intéressants.
    Je viens vers vous car je ne sais plus quoi faire avec mon acné. J’ai 57 ans et suis ménopausée.
    J’ai commencé à avoir de l’acné vers 18 ans, traitée par pilule Diane35 jusque vers mes 40 ans.
    J’ai été traitée par des antibiotiques (cyclines) sans succès, il y a longtemsp et récemment.
    Le seul traitement efficace a été le roacutane par voie orale à faibles doses et au long cours, que j’ai arrêté il y a un an à cause des effets secondaires (sêcheresse, notamment intime, et gamma GT en hausse).
    je suis actuellement sous amoxycilline 15 jours par mois et j’ai tout de même de l’acné localisée sur le front, le menton, le bas des joues et maintenant le cou….
    Peau du visage luisante, cheveux gras, duvet important sur le visage et chute de cheveux sur les lobes temporaux depuis la ménopause.
    Manifestement sensible aux hormones androgènes.
    J’étais en hyperoestrogénie relative par manque de progestérone avant d’être ménopausée.
    Aucune anomalie notable au niveau hormonal.
    Je suis très affectée par cette… affection et ne sais plus comment m’en sortir.
    On m’a proposé Androcur mais j’ai peur des effets secondaires, notamment le risque de méningiome.
    Merci par avance pour votre avis.
    Bien à vous.
    Nathalie.

    • Emanuelle Haudegond 01 Juil, 2018 à 8:37 #

      Bonjour Nathalie, il faudrait vraiment passer du temps ensemble pour tout détricoter afin de comprendre. C’est toute une vie d’acné, traitée de manière allopathique, c’est à dire jamais sans chercher la racine et en renforçant le souci en endommageant la flore intestinale (antibiotiques sur plusieurs années) et le foie (roaccutane). La sous-production de progestérone avait forcément une origine, notamment. Je vous engage à rester à l’écoute du blog : j’espère pouvoir proposer un programme à la rentrée, ciblé acné hormonale, qui devrait pouvoir vous aider.

  3. Erica 22 Juin, 2018 à 2:13 #

    Bonjour et merci énormément de partager avec nous toutes ces informations 🙂

    J’aurais aimé avoir vos conseils et avis sur ma situation (dans laquelle, je pense, plusieurs femmes se retrouveront). Désolée d’avance pour le pavé.

    Je souffre d’acné depuis l’âge de 15 ans (j’en ai 33). A cause de règles irrégulières, on m’a prescrit la pilule dés mes 16 ans, que j’ai continuée ensuite pour le côté contraceptif (jusqu’à 31 ans). Comme j’avais toujours de l’acné à 20 ans, j’ai décidé de prendre Roaccutane (3 ans). Seule période de ma vie où ma peau était correct mais devenant assez sensible, j’ai préféré arrêter Roaccutane et malheureusement, 2/3 de mon acné est revenue, avec une grosse perte de cheveux. Il y a deux ans j’ai également stoppé la pilule (ne la supportant plus).
    Durant toutes ces années (je n’ai pas chômé), je suis allée voir énormément de dermatologues (crèmes et autres prises orales ont été inefficaces), deux phytothérapeutes (là encore les traitements par compléments ont été inefficaces – test pendant 2 ans), traitements naturels externes (hygiène au top, produits bio principalement de chez AZ, test depuis 3 ans) mais là encore les résultats ont été insatisfaisants. Il y a eu une amélioration mais légère (peau cicatrisant plus vite, et ayant moins de rougeurs).
    A 31 ans, quand j’ai arrêté la pilule, çà a été une catastrophe. Intérieurement, je ne m’étais jamais sentie aussi bien (avec des règles quasi régulières), mais en externe j’avais envie de pleurer tous les jours. Ma perte de cheveux s’est aggravé et mon acné était pire qu’à l’adolescence, de gros boutons douloureux partant des extrémités du visage, qui ensuite s’est étendue à d’autres parties. J’avais même du mal à dormir la nuit. Pendant un an, j’ai tenté des traitements naturels (miel de manuka, hygiène au top avec rien d’agressif), suivie par un phyto (compléments), mais rien n’y a fait.
    Je suis allée voir un endocrinologue, qui m’a fait un bilan complet (le bilan s’est avéré normal + pas atteinte d’hirsutisme), il m’a donc diagnostiquée une « sensibilité androgénique ». Il m’a proposé « androcur », que j’ai accepté car je n’en pouvais plus. Je l’ai pris pendant 9 mois, en étant étroitement suivie. Le point positif est que mes gros boutons ont disparus, et j’en suis soulagée. Mais quid de « l’après »?

    Depuis je suis assez perdue sur ce qui pourrait « marcher » ou pourrait au contraire « aggraver ». Que faut-il faire quand on a juste une sensibilité aux androgènes? J’ai une peau du visage et des cheveux extrêmement grasse (je brille tout le temps et mon cuir chevelu gratte après un jour), des points noirs au niveau du nez/joues, de petits boutons partout, parfois rouges, quelques têtes blanches et des pores très dilatés.

    – Sachant que je ne prends plus rien de synthétique (par contre l’arrêt d’Androcur ne date que de 3 mois et la prise de sang, n’a encore une fois rien détecté).
    – Je ne me maquille pas, et j’ai une routine naturelle/bio.
    – Une alimentation équilibrée (pas encore parfaite peut-être). Je ne bois que de l’eau, des tisanes et thés (pas de tabac ni d’alcool)
    – Je fais des prises de sang chaque année, je n’ai qu’une carence en Vit D (que je tente de pallier avec des gouttes comme conseillé)
    – J’ai fait différentes analyses pour connaître mes allergies/intolérances. Depuis deux ans, plus de lait (lactose), gluten et quelques fruits (l’arrêt du lactose, m’a permis de calmer les plaques rouges que j’avais souvent sur le visage).
    – Je n’ai aucun soucis niveau santé ou désagrément quelconque, mais parfois mes règles ont un peu de retard (1-2 semaines).
    – J’ai testé le msm (2 mois) et n’ai encore rien remarqué comme effet

    Mes manquements seraient au niveau sportif (que je pratique de façon irrégulière) et le stress (surtout dû à ma peau…).

    J’aimerais refaire un bilan complet, car j’ai beaucoup de mal à me dire que l’état catastrophique de ma peau est juste « dû » à une sensibilité…Mais d’ici là que conseilleriez-vous aux personnes qui, comme moi, en souffre? Quel régime faut-il suivre (alimentation) et compléments prendre? Je suis assez perdue, entre le gattilier, le msm, le zinc, la levure de bière, les probiotiques, les tisanes (bardane, charbon-marie), le curcuma, les gélules de pensée sauvage/bardane …
    Je pense que le/les compléments adéquats pourraient vraiment aider (les traitements externes étant limités dans mon cas ).

    J’espère que vous pourrez éclairer ma lanterne (qui en a grandement besoin), et je vous remercie d’avance pour vos conseils.

    • Emanuelle Haudegond 26 Juin, 2018 à 9:11 #

      Bonjour Erica,

      Je vous livre à la volée quelques réflexions, d’accord ?
      1. Le fait d’avoir été placée sous pilule avant maturité de votre système reproducteur, puis de l’avoir conservée pendant une longue période après, fait que votre corps n’a jamais été habitué à fonctionner « au naturel », et que vous avez finalement ovulé très peu de temps au total. Même si vous avez repris un cycle à l’arrêt de la pilule, il n’est pas étonnant que la peau ait été problématique à ce moment-là : il est probable que votre taux de progestérone soit resté bas par rapport à l’oestrogène (ce que l’on peut voir uniquement si le bilan a été effectué en phase lutéale). La progestérone étant l’hormone apaisante par excellence, cela pourrait également expliquer les soucis de sommeil de l’époque.
      2. La prise de roaccutane a souvent une vraie conséquence sur le foie, et ce pour très longtemps. Or c’est l’organe le plus important pour le rééquilibrage hormonal. Mon premier conseil serait en conséquence, avant toute chose, de l’aider. S’il n’est qu’un complément pour l’instant, ce serait la silymarine.
      3. Le fait que les règles est parfois du retard n’est pas anodin. Il faudrait savoir comment votre cycle est réellement. Il est probable que vous essayez certains mois d’ovuler, que votre corps fait des tentatives, et n’y arrive pas. Je vous engage à apprendre une méthode telle la symptothermie, qui vous permettra d’obtenir des cyclo-chartes sur plusieurs mois, c’est à dire l’analyse de votre cycle à partir de plusieurs signes physiques (glaire cervicale, observation du col, etc). Ainsi, vous aurez de vraies données sur ce que fait votre corps « au naturel ». super utile pour comprendre.
      4. Comme expliqué dans l’article, les bilans sont rarement complets. Faites donc attention à obtenir tous les marqueurs que j’ai signalé dans l’article, d’accord ? Et surtout, attendez encore deux mois avant de les faire réaliser. Je pense que vous êtres trop proche de la fin d’Androcur encore.
      5. L’hyper-sensibilité à une hormone est généralement un phénomène inflammatoire. Il peut avoir de multiples causes, et cela demande un vrai travail d’enquête, impossible à effectuer en en sachant si peu sur vous. Je pense pouvoir relancer un programme avancé à la rentrée qui devrait vous aider. En attendant, mes conseils pour l’été avec votre profil seraient : silymarine + curcuma + probiotiques / profiter des beaux jours pour relaxer (hyper important, ne rajoutez pas du cortisol dans la balance à une situation déjà explosive) et pour prendre un peu de soleil comme indiqué ici (vitamine D) / vous renseigner sur la symptothermie (commencer à vous analyser en symptothermie vous fera gagner beaucoup de temps si vous rejoignez le programme avancé).
      Courage !

  4. Melanie 21 Juin, 2018 à 6:11 #

    Bonjour,

    moi j ai 22 ans, jai des polykistiques depuis quelques annee meme 5 6 ans, jai pris des pilulles pour mes regles mais jai arreter sa fait 2 ans car Je l es ai tout les mois.
    Jetais a surpoid mais j’ai perdu 10 kilo ajourdhui. J ai juste de la pilosité au visage ce qui me derange beaucoup je sais pas quoi faire .. et aussi sur le ventre ?

  5. Emilie 20 Juin, 2018 à 5:26 #

    Bonjour Emmanuelle,
    Est ce que l’éponge konjac peut empirer l’acné? Depuis que je l’utilise mon acné à re-flamber de plus belle (alors qu’avec vos conseils que je suis à la lettre il avait en parti disparu) Que faire cela 2 mois que cela ne se calme pas 🙁 malgré que j’ai stoppé l’éponge depuis 3 semaines…
    Merci pour votre réponse

  6. Benedicte 19 Juin, 2018 à 8:49 #

    Bonjour,

    Merci pour votre site et vos articles qui sont une mine d’or…
    J’ai 3 questions :
    – quand démarre la prochaine session de la méthode Peau Zéro Défaut ? Je voudrais bien démarrer rapidement…
    – connaissez vous le produit AcnEase et qu’en pensez vous?
    – Ma Gyneco m’a prescrit une prise de sang pour la progestérone à J24 et en fonction des résultats, si ça ne va pas elle me prescrit de la spironolactone (diurétique) et m’a dit que ça pourrait améliorer mon acné…. qu’en pensez vous?
    Merci beaucoup pour votre réponse.

    • Emanuelle Haudegond 22 Juin, 2018 à 9:57 #

      Bonjour Bénédicte,

      1. Je réfléchis à une version de la Méthode Peau Zéro Défaut plus orientée « acné hormonale » et ne manquerai pas d’en informer les lecteurs.
      2. Je pense qu’il ne faut jamais prendre un supplément sur le long terme et qu’il ne s’agit pas d’une solution définitive. On n’agit pas sur la raison profonde qui vous donne de l’acné, donc même si le supplément s’avérait utile (ce que je ne sais pas) vous risqueriez de retrouver votre acné à l’arrêt. Il faut à mon avis toujours plutôt chercher la racine du problème, et l’éradiquer.
      3. La spironolactone est moins dangereuse qu’Androcur (https://www.onmeda.fr/forum/hormones-et-thyroide/146324-spironolactone-acne-pilosite) mais reste non anodine et, encore, ne règle rien en profondeur. Je ne sais pas quels seront vos résultats, mais un manque de progestérone indique généralement une ovulation aléatoire ou insuffisante. Voir : I can’t get no ovulation… Il faut plutôt s’interroger alors sur ce qui empêche l’ovulation. Quelques pistes ici. Bonne chance !

      • Benedicte 09 Août, 2018 à 5:03 #

        Merci beaucoup de votre réponse
        J’ai eu les résultats des analyses demandées par mon endocrino :
        – un taux de testostérone vraiment très haut à 2,2
        Tout le reste (il y avait 10 pages! Est normal même si cortisol très haut mais dans la fourchette quand même…)
        – plus: des ovaires polykystiques confirmés par une Echographie

        Je suis allée dans une herboristerie à Paris et voici ce qu’ils m’ont conseillé :
        Sabal et alchemille + une tisane avec un mélange de menthe poivrée, noyer, souci, bardane, chicorée, saponaire, pensée sauvage et asperule odo.

        Cela fait 3 semaines et j’ai l’impression que ça multiplie les microkistes et ça fait sortir des boutons!

        Qu’en pensez vous?
        Je serai ravie de pouvoir participer à votre session sur l’acné hormonale…

        Merci encore du temps consacré à ma réponse

        Bénédicte

  7. Léa 18 Juin, 2018 à 8:52 #

    Bonjour Emanuelle,

    Je suis assidûment vos précieux conseils depuis le mois d’octobre environ. J’ai connu une énorme crise d’acné un an après l’arrêt de la pilule. Je ne me reconnaissais plus. Avoir appliqué tous vos conseils à la lettre et m’être fait accompagnée par une naturopathe a énormément aidé, aujourd’hui je peux dire que mon acné s’est beaucoup améliorée. Cependant, il me demeure toujours des boutons, certes plus petits que ce que j’ai pu connaître, mais que je peine à faire partir définitivement. La cicatrisation est très lente également, malgré le miel de Manuka et plein d’aliments que j’intègre dans mon alimentation, ce qui fait que j’ai toujours l’impression d’avoir beaucoup d’acné…
    J’ai peur que ce soit fragile et que tout revienne, ou de n’être jamais tranquille avec ma peau, car si ce ne sont pas des boutons rouges, ce sont des petits boutons blancs, couleur peau, qui envahissent mes joues, et des points noirs dont je n’ai pas souvenir d’en avoir eu avant.

    En somme, certes je n’ai plus de kystes douloureux et marquants comme j’ai pu avoir, je peux souffler avec ça (j’espère ne pas parler trop vite) mais la qualité de ma peau laisse à désirer. Je ne sais plus quoi faire, j’ai l’impression d’avoir tout tenté, d’avoir tout mis en oeuvre, dans ma routine beauté comme dans mon alimentation. J’ai déjà supprimé (et remplacé) beaucoup de choses de mon assiette. J’ai parfois l’impression que l’huile de jojoba (cela va faire deux ans que je l’utilise) rend ma peau grasse, comme si celle-ci saturait ou s’était habituée. Je ne sais par contre pas vers quelle crème me tourner, j’ai trop peur que ça me chamboule tout à nouveau.
    Mes cycles sont réguliers, une échographie chez ma gynéco a écarté ma crainte du SOPK, je n’ai pas de kystes sur ovaires.

    Je ne sais plus vers quoi m’orienter désormais pour en terminer officiellement avec ces problèmes de peau, j’ai l’impression d’arriver à bout de mes tentatives et recherches sur le sujet. Je prends cependant toujours plaisir à vous lire, vos articles ont été et sont toujours une mine d’or pour moi !

    Merci beaucoup pour toutes ces informations que vous mettez à notre disposition !

    Léa

    • Emanuelle Haudegond 20 Juin, 2018 à 10:23 #

      Bonjour Léa, il faut regarder le progrès accompli : il semble que vous soyez descendue de deux bons crans dans la sévérité de votre acné, et que vous ayez beaucoup moins de signes d’inflammation. C’est un sacré accomplissement, bravo ! Les méthodes naturelles prennent généralement plus de temps à faire effet, car on apprend au corps à « refonctionner » après souvent des années d’abus. Je vous encourage à être patiente, et à rester à l’écoute du blog, en faisant de petites modifications ici et là, selon ce que vous ressentez être approprié pour vous. Cela peut être au niveau produits, alimentation, mais également mode de vie (l’alimentation n’est pas tout : il faut penser à tous les aspects de la santé : une bonne digestion, la circulation de la lymphe, le sommeil, le contrôle du stress, n’être ni en sous-poids ni en surpoids, ne pas être exposée aux poluants, etc..). N’oubliez pas le stress et l’anxiété jouent un rôle immense sur la digestion et l’équilibre hormonal, et à ce titre sont des « pro-acné ». Aussi, il faut vraiment rester positive, et adopter une discipline anti-stress, le plus possible : faire du sport régulièrement, bien dormir, prendre du magnésium, et surtout adopter une technique de relaxation qui marche pour nous (méditation, yoga, sophrologie…ou tout simplement passer du temps avec ceux que l’on aime, pratiquer une activité qui nous plait, etc.). Au besoin, penser aux plantes adaptogènes comme la rhodiola par exemple. Je suis confiante que petit à petit, en ne lâchant pas l’affaire, et en pensant à votre santé de manière globale, dans la joie (il ne s’agit pas d’être dans la restriction), en grappillant sur le blog des infos utiles, vous allez continuer à faire des progrès. Je reste à l’écoute si vous avez besoin de mon aide en chemin, Léa. Courage !

  8. Anne Charlotte 17 Juin, 2018 à 10:42 #

    Bonjour ! Merci pour ce post ! J’etais sous pilule depuis 2013 et jusqu’à janvier 2018 (arrêt car désir d’enfant). J’ai 29 ans. Je l’ai prise vers l’age de 16 ans car enormes douleurs pendant les regles. Depuis l’arret de la pilule je n’ai plus mes regles, depuis janvier 2018 donc. Mais déjà d’avant je ne les avais plus meme sous pilule… ma gyneco me disait que c’était normal. Je l’ai vu début juin et elle m’a mise 10 jour sous duphaston (je n’ai toujours pas mes regles). En plus de ca il semble que j’ai le SOPK. J’ai fait un bilan sanguin qui parait normal (je la revois mercredi 20/06 pour en discuter). D’apres ce que je « lis » l’estradiol est bas. Je n’ai pas d’acné, je fais pas mal de sport, je ne suis pas en surpoids, je n’ai pas d’exces de poils, ne perds pas mes cheveux… j’ai peur qu’elle me mette sous traitement lourd… je suis un peu perdue dans toutes ces infos. Merci merci merci d’avance pour votre reponse. Anne-Charlotte

    • Emanuelle Haudegond 18 Juin, 2018 à 8:10 #

      Bonjour Anne-Charlotte, il est bien sûr indispensable d’en parler avec la gynécologue. Pour établir un diagnostique SOPK, selon le consensus dit « de Rotterdam », il faut qu’une femme réunisse au moins 2 des 3 critères suivants :
      – Anovulation ou dysovulation
      – Hyperandrogénie clinique et/ou biologique
      – Ovaires polykystiques à l’échographie : présence d’au moins 12 follicules de 2 à 9 mmau sein de chaque ovaire et/ou augmentation du volume ovarien > 10 ml
      Diagnostic d’exclusion
      – Absence de tumeur ovarienne ou surrénalienne, HCS et de tumeur hypophysaire
      Cela veut dire :
      – qu’on ne peut pas dire que vous êtes SOPK sur la seule vue d’une échographie par exemple. Il faut l’échographie (où l’on verrait les faux « kystes » du SOPK) + soit l’anovulation/dysovulation (ce qui semble votre cas) OU une trop d’androgènes soit dans le sang (cliniques) ou biologiques (constatés par de l’acné, une hyperpilosité, etc) et qu’il n’y ait pas de raisons organiques, comme une tumeur.
      Comme vous ne semblez pas avoir d’hyperandogénie biologique (pas d’acné, d’hyperpilosité, etc), il faudra voir si vos tests en repèrent une clinique et ce que donne l’observation de l’échographie. Mais ce qui transparait de votre description, c’est que le diagnostique SOPK n’est pas évident dans votre cas.
      Pour le traitement « lourd » vous avez raison de vous poser des questions. De nombreux traitements donnés pour le SOPK peuvent avoir des répercussions importantes, l’Acetate de Cyprotérone par exemple: http://missfrottis.blog.lemonde.fr/2013/04/10/androcur-a-quoi-sert-ce-produit-hormonal/, et de nombreuses femmes se retrouvent dans une situation de dépendance. Mais vous avez la possibilité de demander à réfléchir…. Ne vous laissez pas enfermer dans un diagnostic, l’enjeu est trop important. Sachez que quand une femme est placée très jeune sous pilule (comme c’était votre cas) avant que son système reproducteur ne soit complètement mature, l’impact de cette pilule est plus fort. La pilule « stoppe » l’ovulation. Il peut être difficile de retrouver une ovulation à l’arrêt à cause de cela. D’une part, parce que les ovaires ne sont pas habitués à travailler, d’autre part parce que la pilule renforce les pbs de glycémie et certaines carences de vitamines et minéraux nécessaires pour ovuler : https://www.beaute-pure.com/arret-pilule-7-gestes-simples-et-faciles-partie-3/. C’est d’autant plus vrai pour les femmes qui avaient un peu de mal avec leur cycle dès le départ (règles douloureuses). Mais cela ne veut pas dire que vous en pouvez pas retrouver d’équilibre hormonal. Comme je l’explique souvent, l’équilibre hormonal dépend de beaucoup d’éléments dans le mode de vie : l’alimentation, le sommeil, la gestion du stress, le maintien d »un poids idéal (attention au sous-poids, pour être plus fertile, vous seriez étonnée, mais il faut généralement un poids supérieur à nos critères excessifs de minceur) , etc. Il est fort possible qu’en modifiant quelques éléments, vous puissiez tout à fait fonctionner sans avoir recourir à un traitement lourd.
      Je vous engage donc à consulter mais n’hésitez pas après à revenir vers nous si vous avez besoin d’un autre éclairage. Bonne chance !

      • Anne charlotte 19 Juin, 2018 à 6:49 #

        Merci merci merci pour votre réponse. Effectivement à mon sens pas d’hyperandrogénie (pas de pilosité excessive, pas d’acné, pas de perte de cheveux, cheveux gras, prise de poids). En revanche, d’après l’echographie : des ovaires polykistiques. Absence de règles et pas d’ovulation donc. Endomètre tel « une toile cirée » dixit ma gynécologue. J’appréhende le RDV de demain et ne manquerai pas de vous faire un retour.
        Je fais beaucoup de sport et suis une personne stressée mais le cortisol lors de ma prise de sang le matin à jeûn a une valeur « normale ». Je ne sais pas trop par où commencer pour essayer de régler les choses naturellement 🙁

  9. cindy 17 Juin, 2018 à 10:10 #

    Bonjour Emmanuelle,

    Merci pour toutes ces précieuses informations. Est-ce qu’il existe un lieu ou une personne où l’on peut faire les tests complets dont vous parlez dans votre article ?

    Très belle journée
    Cindy

  10. Lolanna 17 Juin, 2018 à 8:18 #

    Bonjour
    Jai apparement une trop grande sensibilité aux hormones males sans que celles ci ne soient augmentées….alors que faire dans ce cas? car il ne s’agit pas d’un exces de testosterone.
    Je pense que cest la situation la plus difficile car jaurai preferé avoir juste à regler un pb d hormones anormalement élevées
    Merci bcp

    • Chloé 17 Juin, 2018 à 12:39 #

      Excellente question, que je me pose aussi. Sert-il à quelque chose de prendre des anti-androgenes (naturels) quand les analyses ne montrent pas d’excès de testosterones mais qu’on en a les symptomes ?

    • Laure 18 Juin, 2018 à 6:37 #

      J’ai le même souci apparemment. Cela m’a aussi provoqué une pousse de petit duvet au menton et sur les aréoles des seins.
      On ne m’a pas proposé de solutions du coup j’épile à la pince et avec le temps ça s’est atténué…
      L’acné est toujours là par contre depuis l’âge de 16 ans à maintenant 41 ans, hum ! 🙂

  11. Aurélie 17 Juin, 2018 à 6:59 #

    Bonjour,

    Excellent article ! Mais quand le généraliste ne sait pas interpréter ce type de bilan sanguin, que l’endocrino est laxiste… parce qu’il ne veut pas non plus prescrire des médicaments allopathiques qui ont trop d’inconvénients versus bénéfices. Et qu’en plus, ne souhaite pas faire tous les ans ce type de bilan sanguin.

    Comme la route est longue avant de trouver le « pourquoi du comment » et le traitement qui va résolver le problème.

    J’ai trouver chez Solgar plusieurs type de complément alimentaire intéressant : Complexe féminité (sauge, du houblon et du trèfle rouge,huile de lin, de réglisse, de brocoli, de curcuma, de pissenlit ou encore de schisandra), Dong Quai et Femwel (cimicifuga, dong quai, gattilier, agripaume, chardon marie…)

    C’est complément alimentaire semble, pertinent dans le traitement des problèmes hormonaux, mais certains ont des composés pour lesquels vous nous avez alerter, comment faire le meilleur choix ?

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