Le soja est-il mauvais pour mon acné/mes hormones ?

À la suite de l'article sur les produits laitiers et l'acné, vous avez été nombreux à me demander ce qu'il fallait penser du soja. Peut-on remplacer le lait de vache par du lait de soja ? Peut-on utiliser de la crème de soja à la place de la crème fraîche ? Sincèrement, j'aimerais beaucoup vous répondre favorablement.  Ce serait idéal : le soja est pratique, peu cher, et présent partout. Mais ma réponse est beaucoup plus nuancée que cela. J'explique ici ce que je pense du soja, et pourquoi.

L'isolat de protéine de soja augmente les risques d'acné !

Quand je dis que le soja est partout, c'est vrai. Si vous regardez la composition d'un plat cuisiné, vous avez de fortes chances d'en trouver sous la forme d'isolat de protéine de soja (soy protein isolate). 

Il apporte de la texture à ces plats, remplace en partie la viande, en coûtant beaucoup moins cher. Vous trouvez également cet isolat dans certaines poudres protéinées utilisées par les sportifs, ou dans certaines charcuteries végétariennes, comme les "faux" hamburgers. 

C'est un aliment fortement trafiqué et pauvre d'un point de vue nutritionnel. En tant que tel, franchement, je n'en voie pas l'intérêt. Mais ce qui est sûr, c'est que que l'isolat de protéine de soja augmente l'IGF-1 (Insulin-Growth Factor (1) dans le sang. Et ce, encore plus que les produits laitiers (2,3).

Or des quantités élevées d'IGF-1 dans le sang augmentent sensiblement les risques d'acné mais également la synthèse d'androgènes. De plus, elles favorisent même la conversion de ces androgènes en versions plus puissantes !!! (4)


Bref, je ne le recommande pas du tout les isolats de protéines de soja en cas d'acné. Mais vous savez déjà que je ne n'aime pas les plats préparés, n'est-ce pas ?

Quid des autres formes de soja ?

Donc je vais parler ici du soja sous ces formes "brutes". Ce sont celles que vous avez le plus de chance d'utiliser si vous cherchez à éviter les produits laitiers ou la viande. À savoir :

Les formes non fermentées :

  • le lait de soja
  • la crème de soja (souvent en briquette)

et les formes fermentées :

  • le tempeh
  • le tofu
  • le miso
  • le natto
  • les sauces de soja
  • le tamari
  • le yaourt de soja
  • le shoyu (qui contient aussi du blé)

Je vais parler également du soja français.

Le soja français se distingue du soja cultivé aux Amériques par l'absence d'OGM. La culture du soja transgénique est interdite en France, en bio comme en conventionnel. C'est à mon avis une bonne chose, car les OGM sont destinés à pouvoir résister à de grandes doses de pesticides. Or beaucoup de pesticides agissent en tant que perturbateurs endocriniens. Donc si vous voulez éviter énormément de pesticides, et leurs effets sur vos hormones, il faut choisir français.

Trois raisons de s'interroger...

Donc soja brut, et soja français.

Ceci étant, il existe à mon sens trois raisons de ce méfier peut-être du soja quand on souffre d'acné:

  • 1
    Le soja aurait une action hormonale
  • 2
    Le soja aurait une action sur la thyroïde
  • 3
    Le soja aurait une action sur l'absorption des nutriments

Quand je dis "peut-être", c'est que le soja est loin de créer un consensus. Les plus grands chercheurs s'étripent sur le sujet ! 

L'action hormonale du soja

Le soja contient des isoflavones, une sous-famille des flavonoïdes (que vous retrouvez dans le thé vert par exemple) et que l'on considère comme des phyto-oestrogènes.

Beaucoup de plantes contiennent des isoflavones, mais les isoflavones du soja sont relativement proche des oestrogènes humains. C'est pourquoi ils peuvent s'accrocher aux récepteurs d'oestrogène dans le corps.

Cependant, en comparaison des oestrogènes humaines, les phyto-oestrogènes exercent une action beaucoup plus faible. Il est donc théorisé qu'en occupant les récepteurs, les isoflavones joueraient un rôle protecteur.

Ce qui pourrait être une bonne ou une mauvaise chose, selon la situation.

Le bon coté

Ce rôle anti-oestrogène pourrait donc être utile aux femmes ayant des symptômes d'excès d'oestrogènes, comme celles qui souffrent de syndrome pre-menstruel important ou de règles très abondantes.

Il allègerait alors le flux des règles et les rendrait moins abondantes. 

Envers le cancer du sein (5) (6) et les fibroïdes (7) (conditions favorisées par l'excès d'oestrogènes) le soja aurait même un rôle protecteur. 

Le mauvais coté

En revanche, cet effet anti-oestrogénique pourrait être une mauvaise chose pour celles qui ont de l'acné avec des cycles irréguliers ou des cycles particulièrement longs.

En effet une consommation de soja pourrait stopper ou retarder les règles chez certaines, en empêchant ou retardant l'ovulation (8).

Le soja diminuerait la production de F.S.H. , l'hormone folliculo-stimulante (9).

Le soja serait dans ce cas capable d'allonger la phase folliculaire, voir d'empêcher l'ovulation.

Ce retard a été observé avec une consommation de 45 mg d'isoflavones par jour pendant un mois. Cela correspond environ à ce qu'on trouver dans 120 g de tofu, une tasse de miso ou un deux yaourts de soja (10). 

C'est pourquoi si l'acné est hormonale et reliée à des troubles du cycle, il faut peut-être en limiter la consommation.

C'est en tout cas ce qu'en pense la naturopathe Lara Briden, qui estime que la consommation excessive de soja pourrait ne pas convenir lors de certaines formes de SOPK. 

Le soja et la thyroïde

Sur ce point, les données sont plus claires. Selon une étude de l'université Loma Linda en Californie, le risque d'avoir une TSH élevée est 4 fois plus élevé chez les femmes qui mangent, en moyenne, un peu moins de deux portions d’aliments au soja par jour par rapport à celles qui n’en mangent pas tout (11). Une autre étude (12) suggère que la consommation de 16 mg de soja par jour peut tripler les risques d'hypothyroïdie. 

De plus, le soja interfère avec la prise médicaments thyroïdiens (13) (14). En général, il est recommandé d'éviter de manger du soja quatre heures avant ou après la prise de ces médicaments.

En conséquence, chez ceux pour qui l'acné est lié à un problème thyroïdien, la prudence s'impose...

Une petite glande très importante : la thyroïde

Le soja et l'absorption des nutriments

Le soja et très riche en phytates. Les phytates sont accusés de bloquer l'absorption des minéraux au niveau de l'intestin. Le soja pourrait en conséquence entraîner des carences, en particulier en zinc et en fer.

Or le zinc est un minéral crucial pour l'acné. Les carences en zinc sont par ailleurs favorisées par la prise de la pilule contraceptive.

Cependant, l'effet anti-nutriment n'apparaitrait qu'avec une consommation élevée de soja (15). Une consommation occasionnelle, dans le cadre d'une alimentation variée, ne devrait pas avoir cet effet.

En conclusion :

  • La consommation de soja texturisé (isolat de protéine soja) augmente les risques d'acné.
  • Le soja non français peut être génétiquement modifié, et contenir beaucoup de pesticides, agissant possiblement comme des perturbateurs endocriniens.
  • Une consommation modérée (2-3 fois par semaine) des autres formes de soja ne devrait pas poser de soucis particuliers à la plupart d'entre nous. 
  • En cas de consommation quotidienne : prudence, surtout en cas de troubles du cycle ou problèmes thyroïdiens ou prise de pilule contraceptive.

Et vous ? Avez-vous déjà observé un effet du soja sur votre acné ou vos hormones ? En consommez-vous beaucoup ? Commentez, je suis curieuse de connaître votre expérience...

RÉFÉRENCES :

(1) Gann PH, Kazer R, Chatterton R, et al. Sequential, randomized trial of a low-fat, high-fiber diet and soy supplementation: effects on circulating IGF-I and its binding proteins in premenopausal women. Int J Cancer 2005, 116:297-303.


(2) Khalil DA, Lucas EA, Juma S, et al. Soy protein supplementation increases serum insulin-like growth factor-I in young and old men but does not affect markers of bone metabolism. J Nutr 2002, 132:2605-2608.


(3) Dewell A, Weidner G, Sumner MD, et al. Relationship of dietary protein and soy isoflavones to serum IGF-1 and IGF binding proteins in the Prostate Cancer Lifestyle Trial. Nutr Cancer 2007, 58:35-42.


(4) Mark Cappel; David Mauger, MD; Diane Thiboutot, PhD, Correlation Between Serum Levels of Insulin-like Growth Factor 1, Dehydroepiandrosterone Sulfate, and Dihydrotestosterone and Acne Lesion Counts in Adult Women, Arch Dermatol. 2005;141(3):333-338. doi:10.1001/archpedi.161.4.356 https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/fullarticle/393279


(5) A H Wu, M C Yu, C-C Tseng & M C Pike Epidemiology of soy exposures and breast cancer risk British Journal of Cancer volume 98, pages 9–14 (15 January 2008)


(6) Yamamoto S, Sobue T, Kobayashi M, Sasaki S, Tsugane S. Soy, Isoflavones, and Breast Cancer Risk in Japan. JNCI Journal of the National Cancer Institute. 2003;95(12):906-913.


(7) Nagata C, Takatsuka N, Kawakami N, Shimizu H. Soy product intake and premenopausal hysterectomy in a follow-up study of Japanese women. Eur J Clin Nutr. 2001;55:773-777.


(8) Wendy N. Jefferson Adult Ovarian Function Can Be Affected by High Levels of Soy J Nutr. 2010 Dec; 140(12): 2322S–2325S.


(9) A Cassidy S Bingham K D Setchell Biological effects of a diet of soy protein rich in isoflavones on the menstrual cycle of premenopausal women The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 60, Issue 3, 1 September 1994, Pages


(10) https://lpi.oregonstate.edu/mic/dietary-factors/phytochemicals/soy-isoflavones


(11) Serena Tonstad (a1), Karen Jaceldo-Siegl (a1), Mark Messina (a1), Ella Haddad (a1) The association between soya consumption and serum thyroid-stimulating hormone concentrations in the Adventist Health Study-2 https://www.cambridge.org/core/journals/public-health-nutrition/article/the-association-between-soya-consumption-and-serum-thyroid-stimulating-hormone-concentrations-in-the-adventist-health-study-2/6363E77480EA431223E8ECB472D75AA0


(12) Thozhukat Sathyapalan Alireza M. Manuchehri Natalie J. Thatcher Alan S. Rigby Tom Chapman Eric S. Kilpatrick Stephen L. Atkin The Effect of Soy Phytoestrogen Supplementation on Thyroid Status and Cardiovascular Risk Markers in Patients with Subclinical Hypothyroidism: A Randomized, Double-Blind, Crossover Study The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, Volume 96, Issue 5, 1 May 2011, Pages 1442–1449


(13) Sathyapalan T, Manuchehri A, Thatcher N, Rigby A, Chapman T, Kilpatrick E et al. The Effect of Soy Phytoestrogen Supplementation on Thyroid Status and Cardiovascular Risk Markers in Patients with Subclinical Hypothyroidism: A Randomized, Double-Blind, Crossover Study. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. 2011;96(5):1442-1449.


(14) Jabbar M, Larrea J, Shaw R. Abnormal thyroid function tests in infants with congenital hypothyroidism: the influence of soy-based formula. Journal of the American College of Nutrition. 1997;16(3):280-282


(15) Schlemmer U, Frølich W, Prieto RM, Grases F. Phytate in foods and significance for humans: Food sources, intake, processing, bioavailability, protective role and analysis. Mol Nutr Food Res. 2009 Sep;53(S2):S330–75.

A propos Emanuelle Haudegond

Emanuelle Haudegond est la fondatrice de beaute-pure.com, un site dédié au bien-être féminin naturel et à la beauté de la peau. Spécialiste de la peau, diplômée de l'état de Californie, elle a longtemps travaillé auprès de dermatologues et de chirurgiens plasticiens avant de fonder sa propre clinique de soins esthétiques à Los Angeles. Elle a ainsi aidé des milliers de femmes de tous âges à retrouver santé de la peau et bien-être à chaque étape de la vie. Passionnée par la peau, guidée par des principes naturopathiques, elle partage au fil des articles de beaute-pure.com sa philosophie et ses astuces pour une peau magnifique et une vie de femme au naturel. Vous trouverez également dans son e-boutique, beaute-pure-boutique.com, une sélection de ses produits de beauté préférés, adaptés aux peaux à problèmes, et des compléments alimentaires brevetés.

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  • Audrey dit :

    D’accord, je vois. Du coup, que me conseilleriez-vous de faire pour que tout rentre dans l’ordre (plus de boutons et mise en place d’un cycle) ?

    • Audrey, il n’est pas besoin de laisser 15 fois le commentaire. Je le lis quand je peux, et je réponds quand je peux. Il n’existe pas une réponse universelle pour ce qu’il faut faire. Mais la première serait : vous calmer. Prendre une bonne respiration, regarder à ce que vous ressentez et se dire « tiens, je ressens X ou X », j’ai telle ou telle pensée. Cela permet de relativiser, de se rendre compte que ces pensées sont des pensées, et qu’elles ne sont pas nous. C’est très important de s’assoir tous les jours 5 à 10 minutes, et de méditer. Télécharger une appli, comme petit bambou par exemple, et pratiquez tous les jours. En parallèle, si c’était moi, je ferais aussi une cure de magnésium transcutané, toujours utile pour nos hormones, pour l’équilibre hormonal de la femme. J’explique ici comment le magnesium peut sauver nos hormones https://www.beaute-pure.com/comment-le-magnesium-transcutane-peut-sauver-vos-hormones-demonstration/ Le magnésium complément parfaitement bien la méditation, qui est votre geste N°1 pour abaisser le cortisol. Vous allez y arriver !

      • Audrey dit :

        Excusez-moi, je n’ai pas fait attention pour les multiples envois … En tout cas, merci beaucoup à vous pour ces précieux conseils !

        • Pas de soucis ! Je ne voulais pas être sèche, c’est juste que moi aussi ça me stresse (smile) , du coup. Les conseil sont sérieux, vous allez voir une différence déjà rien qu’en faisant cela.

          • Audrey dit :

            D’accord 🙂 en tout cas, merci beaucoup ! Je vais commencer à faire la cure dès que j’aurai reçu la commande de magnésium transcutané 🙂 !

          • Audrey dit :

            Merci beaucoup 🙂 !

  • Audrey dit :

    Du moins, je vois le nombre de commentaires augmenter mais sans voir lesquels ce sont :/

    • Bonjour Audrey, la première chose à faire, c’est de le vouloir vous-même, profondément, en vous aimant et en apportant au corps la preuve de cet amour. Ce qui se passe, c’est qu’en temps de famine votre corps reconnait que sa première mission est de vous garder en vie, donc il n’assure que les fonctions vitales de survie et pas la fertilité. En clair, il reconnait que ce n’est pas un bon moment de mettre un bébé au monde. C’est le message envoyé à votre cerveau, à votre hypophyse. Pour votre corps, pas de bébé, ça veut dire pas d’ovulation donc pas de règles. Donc il faut que votre cerveau reçoive un autre message, un message de satisfaction : « je suis satisfaite ». En clair, il doit recevoir le message de votre leptine et ghreline, les hormone de la satiété et ed la faim, et beaucoup moins le message du cortisol, l’hormone du stress. En étant en sous-poids, votre corps génère ce cortisol, car c’est un stress physique que le cerveau « capte ». Il faut désactiver ce message, et il n’y a pas d’autres voies que de vouloir manger, vouloir réduire le stress, et vouloir ovuler/ avoir ces règles. Est-ce que c’est vraiment ce que vous voulez ? Cette question est essentielle, et vous êtes seule à pouvoir y répondre.

      • Audrey dit :

        Merci pour votre réponse ! Oui, bien sûr, j’aimerais avoir à nouveau mes règles puisqu’elle jouent un rôle important dans la vie d’une femme. Mais pourtant, mon poids s’est stabilisé depuis le moment où je suis en aménorrhée ; donc logiquement, mon corps aurait dû s’habituer à mon poids, vous ne pensez pas ?

        • Non, il y a un stade où même si la perte de poids est stabilisée, la communication hypophyse (LH, FSH), nombre de cellules adipeuses (leptine, ghreline), glandes surrénales (cortisol) et ovaires (ovulation, production d’oestrogènes, progestérone) ne fonctionne plus. Cela demande 1. Une action sur le stress, pour calmer le système nerveux 2. Une reprise de poids progressive

          • Audrey dit :

            D’accord, je vois. De ce fait, que me conseilleriez-vous pour que j’arrive à me débarrasser de mes boutons ?

  • Audrey dit :

    Bonjour Emanuelle,
    alors voilà, je m’appelle Audrey et j’ai bientôt 17 ans. Je vous contacte car, si possible, j’aimerais que vous m’aidiez. En effet, j’ai des boutons et des points noirs et quelques taches pigmentaires qui me font beaucoup complexer. Ces derniers se trouvent principalement sur le bas de mon visage (côtés gauche et droit de ma bouche) et quelques un sur le front. Quant aux points noirs, ils sont particulièrement visibles sur le nez et ses côtés et j’en ai également un peu sur le front et le bas du menton. Je ne comprends pas pourquoi ils ne partent pas alors que je fais tout pour que ma peau se porte bien : je change ma taie d’oreiller une à 2 fois par semaine, je limite le sucre, je ne consomme que des produits à base de lait végétal, je ne touche pas mon visage avec mes mains, je me lave le visage matin et soir, j’applique ma crème adaptée à mon type de peau (mixte acnéique) matin et soir, j’évite les aliments à indice glycémique élevé, je n’expose pas ma peau au soleil… Mais rien n’y faire, ils sont persistants et ne veulent pas vraiment s’en aller. Je tiens juste à préciser que je suis en situation de sous poids et que, de ce fait, je suis en situation d’aménorrhée secondaire depuis maintenant 2 ans et 2 mois ; ce qui m’inquiète pas mal… J’ai aussi des carences en zinc et en fer mais je prends des gélules depuis maintenant 2 mois et 2 semaines pour cela. J’ai quand même remarqué quelques améliorations pour ma peau grâce au zinc, mais les résultats ne sont pas aussi rapides que ce que les internautes racontent à son sujet. Je prends aussi tous les matins des extraits de bardane et de pensée sauvage dilués dans de l’eau depuis 2 mois et demi. Mais bon, comme l’homéopathe me l’a dit, les plantes mettent longtemps à agir.. En toute honnêteté, je n’ai pas confiance en moi à cause de ça et je jalouse beaucoup la plupart de mes copines qui ont toutes une peau quasiment lisse.. Alors, que pourrai-je faire ? S’il vous plaît, éclairez-moi à ce sujet, car je commence à me refermer sur moi-même petit à petit et à désespérer…
    Merci énormément à vous si vous lisez mon message

  • Marie dit :

    Bonjour, il y a quelques années j’ai eu une poussée d’acné sévère qui a duré un long moment. J’etais désespérée et je parcourais internet pour trouver des solutions. J’ai trouvé votre blog et la méthode en 7 leçons. Une des leçons parlait de suspicion d’allergies ou d’intolérances. C’est comme ça que j’ai fait le lien avec le soja : nez qui coule, sinus douloureux, mais surtout… boutons blancs qui poussaient à une vitesse spectaculaire, comédons, acné douloureuse. J’ai arrêté le soja et mangé beaucoup de légumes et mon acné s’est évaporée 🙂 un voyage de 6 mois m’a aussi permis de me déshabituer du maquillage qui, au fil du temps, avait élargi les pores de ma peau. Aujoud’hui je suis quasiment au naturel et sans complexes. Je me suis débarrassée du soja et de tous les plats préparés qui en contiennent !

    • Bonjour Marie, c’est effectivement une quatrième situation que j’aurais pu lister dans l’article… Le soja est un allergène commun. Je suis contente que la méthode gratuite vous ait été utile !

  • Lizzie dit :

    Merci pour cet article encore très instructif. Je crois que je fais partie de ces femmes à qui le soja ne réussit pas. J’avais déjà un peu réduit ma consommation car ma naturopathe m’a dit qu’il constipait. Mon souci c’est que je suis végétarienne voire vegan les jours où je ne mange pas d’oeufs, et si je supprime le soja où trouver mes protéines?? Je vais devoir manger plus de légumineuses et donc augmenter mes quantités de glucides, ce qui me fait un peu peur au niveau de la balance… Que manger pour compenser les protéines présentes dans le soja sans exploser son « quota » de glucides?

  • Veronique dit :

    Bonjour Emmanuelle,

    Venant d’une famille très sujette à l’acné kystique, je lis tous vos posts avec beaucoup d’intérêt. Ayant moi aussi un gros problème d’acné, j’ai pris la pilule Diane, puis Yasmine, pendant plus de 30 ans et je croyais mon problème d’acné résolu à jamais. Et puis, arrivée à la ménopause à 55 ans, cata!, je me suis retrouvée avec le même problème qu’à 15 ans. J’ai vu des dermatologues qui m’ont systématiquement prescrit (tout comme à mes filles) des produits pharmaceutiques plutôt agressifs qui finalement ne donnait pas de bons résultats à long terme et me laissait avec une peau desséchée (alors que très grasse). Ayant découvert sur internet plusieurs blogs qui préconisaient des produits naturels et moins agressifs, des huiles et des huiles essentielles pour traiter l’acné, je suis passée petit à petit à des produits. Ayant une intolérance au lactose depuis très longtemps, je ne consommais que très peu de produits laitiers, que je remplaçais quotidiennement par des produits à base de soja.
    Je trouve vos posts vraiment utiles. Petit bémol: on n’y trouve pas beaucoup d’allusions au le problème d’acné des femmes ménopausées qui se retrouvent comme moi avec un méga problème d’acné à 60 ans et ne sont plus concernées par des questions de cycle menstruel, d’ovulation et de règles…
    Faisant partie de la génération « baby boom », je ne dois pourtant pas être la seule femme dans cette galère.

    Véronique

    • Bonjour Véronique, c’est vrai que je n’adresse pas beaucoup le sujet dans les articles, car effectivement mon lectorat n’est généralement pas de cette génération… Mais je suis également une baby-boomer ménopausée, et c’est un sujet qui me passionne beaucoup, alors je ferai peut-être un autre blog pour nous. Contrairement à ce que l’on pense, à la ménopause, nous continuons à fabriquer de l’oestrogène (un peu par les ovaires, mais plus par nos glandes surrénales et par notre masse graisseuse, qui agit comme une glande endocrine). En revanche nous avons très peu de progestérone. Ces deux hormones s’équilibrent normalement mutuellement. Donc à la ménopause on peut être en situation de dominance en oestrogènes relative, ce qui peut facilement mener à de l’acné. C’est en interne qui faut agir, et en combinant plusieurs gestes. Deux choses indispensables, qui peuvent étonner : 1. Faire de sa flore intestinale une priorité 2. S’assurer d’avoir un transit optimal, en allant à la selle au moins une fois par jour. Généralement, faire des cures de probiotiques est une bonne idée (commencer par une boite de 5 milliards de souche, puis passer à 10 milliards avec la deuxième boite) mais également manger beaucoup de végétaux, car les fibres favorisent le transit et agissent comme prébiotiques (elles « nourrissent » les « bonnes »bactéries). Je sais que cela peut sembler étrange, mais les oestrogènes, une fois utilisés par le corps, doivent être évacués par la voie digestive (urine + selles). Il faut absolument faciliter ce passage, sinon ils peuvent être réabsorbés, et c’est souvent ce qui occasionne la dominance en oestrogènes. En espérant n’avoir trop semé la confusion, c’est un sujet qui demanderait à être développé.

  • Dav dit :

    Bonjour Emmanuelle,
    Je vous remercie de parler de ce sujet car je me posais beaucoup de questions en ce moment concernant les flavonoïdes et leur pouvoir oestrogeniques.
    Ainsi pouriez vous me dire si cela est bon ou mauvais pour l’acné de mettre de l’extrait de pépins de pamplemousse (donc riche en bioflavonoides) tous les jours dans ma bouteille d’eau ?
    Et aussi tous les matins dans mon petit déjeuné j’ajoute des graines de lin et j’ai vu que le ligname à un pouvoir similaire au flavonoïdes. Ainsi est-il bon d’en consommer ou pas ? En sachant que j’ai trop d’hormones androgènes qui se transforment en œstrogènes j’essaye d’éviter de les stimuler.

    Je vous remercie pour tous vos conseils très éclairant ! Serait-il possible que vous fassiez un article sur ce qu’il est bon de manger le matin au petit déjeuner pour l’acné ?
    Merci beaucoup 🙂

    • Emanuelle Haudegond dit :

      Bonjour Dav, il n’y a pas de réponse qui serait bonne pour tout le monde. Cela dépend de votre profil hormonal, et « trop d’hormones androgènes » n’est pas assez pour comprendre la situation. Il faudrait savoir « pourquoi » ? Si c’est relié à l’insuline (si vous êtes insulino-résistante) c’est différent que si l’excès est dû à autre chose. Donc je ne peux pas répondre. Aussi, je trouve que c’est trop, la combinaison : pamplemousse, ligname et lin. Si on décide d’introduire quelque chose au niveau lignans + phytooestrogène, il faut pouvoir monitorer les résultats, et s’il y a 3 agents différents, on ne sait pas qui fait quoi.

  • Flore dit :

    Etant végétarienne, je mangeais pas mal de soja: crème de soja, yaourt de soja, et de temps en temps du tofu et des aliments transformés contenant de la protéine de soja. J’ai fait une prise de sang qui a détécté une TSH un peu élevée, donc hypothyroïdie… Le rdv avec le médecin spécialisé était pris pour dans 6 mois, j’ai décidé de voir si je pouvais pas avoir une action par mon alimentation (avant de prendre des médocs!). Mes recherches m’ont amenée à suspecter le soja. J’ai donc supprimé le soja de mon alimentation pendant ces 6 mois. Le médecin m’a represcrit une prise de sang, pour voir où ça en était, elle était prête à me donner direct du lévothyrox, si les analyses se révélaient identiques aux précédentes! Résultat, FSH revenue à la normale…. ouf!

  • Pauline dit :

    Bonjour !
    Personnellement, je consomme assez régulièrement du soja et ça ne m’a jamais donné de bouton (je consomme du soja de qualité, biologique et français).
    Donc ce n’est pas de ces aliments qui me donnent de l’acné, dans mon cas (contrairement au riz blanc, dés que j’en mange, des boutons apparaissent, c’est systématique, comme l’alcool)

  • Alex dit :

    Merci Emanuelle pour cet article qui , je l’espère, éclairera de nombreuses personnes.
    Jeune adulte, j’ai commencé à consommer beaucoup de soja, et de manière contemporaine beaucoup d’acné hormonale (gros kyste inflammatoire sur les mâchoires, joues et menton) est apparue. Pendant des années ma dermatologue et ma gynécologue ont essayé de me traiter par antibiotique, roacutane et androcure. Résultat: petite amélioration puis rechute…les médecins me disaient que ce n’etait pas lié à mon alimentation, mais hormonale.
    C’est en lisant des articles anglophones il y a plus de 10 ans maintenant que j’ai pu faire le lien. Après quelques semaines d’arrêt du soja mon acné s’est améliorée de façon spectaculaire.
    J’ai continué à en avoir ponctuellement et s’est en suivant votre programme que j’ai enfin compris les mécanismes de mon acné.
    Pour mon cas, le lien entre la consommation de soja et l’acné est donc évident!

  • Adeline dit :

    Bonjour,

    merci pour cet article ! Etant donné que j’ai banni le lait de vache de mes placards il est vrai que je l’avais remplacé par le soja mais du coup je vais y faire plus attention et voir si je vois une différence… je vais essayer le lait d’amande!

    • L’idéal, c’est de faire des rotations, Adeline. Lait d’amande un jour, de noisette un autre, par exemple. Comme cela on a des apports variés. Il faut juste éviter la surconsommation de lait de riz (IG élevé)…

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