Équilibre hormonal : mais si, on peut agir autrement !

 

Je vous propose ici la deuxième partie de cette série sur les hormones de la femme. 

La partie 1 se trouve ici.

On nous fait croire trop souvent qu’en cas de souci hormonal, la seule solution consiste à avaler des hormones de synthèse. 

Pourtant, lorsque l’on sait  comment fonctionnent les hormones, on se rend compte qu’on peut facilement les influencer sans médicaments.

J’explique ici en détails.

Rendez-vous bientôt pour la troisième partie, d’accord ?

Le mot « hormone » a plutôt mauvaise presse en France : quand on parle d’hormones, c’est généralement pour évoquer des traitements médicamenteux, des additifs donnés aux animaux ou pour évoquer la pilule contraceptive.

Cet article existe aussi en vidéo !

On en oublie presque que les hormones sont des substances totalement naturelles, que notre corps en fabrique à chaque instant, et qu’elles ont une importance vitale. Les hormones sont responsables de la façon dont vous pensez, de votre apparence et de vos émotions. Une femme dont les hormones sont équilibrées :

  • Pense clairement, elle a de l’énergie et une bonne mémoire.
  • Elle n’a pas besoin de tonnes de café le matin pour tenir le coup en journée.
  • Elle s’endort rapidement,  dort comme un bébé, et se réveille l’esprit alerte et de bonne humeur.
  • Ses cheveux sont abondants, sa peau saine, elle n’a pas à se plaindre de problèmes de poids.
  • Sa libido est forte, elle fait des bébés quand elle en a envie, et elle a de l’énergie.

Tout ça, grâce à des hormones !

Bref,   il ne faut donc pas avoir peur du mot « hormone ». Au contraire, il faut essayer de comprendre nos hormones. Cela nous donne une chance de les équilibrer naturellement, pour qu’elles donnent le meilleur d’elles-même !

1. Une hormone, qu’est-ce que c’est ?

Une hormone est un messager, c’est à dire quelqu’un qui transporte un message. Elle transporte le message à vos cellules, pour qu’elles accomplissent certaines fonctions. En gros, une hormone est comme l’allume-gaz de ces cellules. Elle va créer la petite étincelle qui va les allumer. Et ces cellules vont jouer des rôles différents sur votre bien-être, vos sentiments et vos pensées. Que vous ayez envie de dormir, une fringale pour du Nutella, que vous ayez chaud, froid, envie de faire l’amour, d’un capuccino, de tuer votre patron…  La plupart de vos pensées, pulsions et actions peuvent être reliées à votre activité hormonale.

2. D’où viennent les hormones ?

Les hormones sont produites par un réseau de glandes, situées partout dans le corps, qu’on appelle des glandes endocrines. Parmi ces glandes, on trouve par exemple :

  • la glande thyroïde au niveau du cou,
  • l’hypophyse et le pituitaire au niveau du cerveau,
  • les glandes surrénales au dessus des reins,
  • les ovaires chez la femme,
  • les testicules chez l’homme.

Les hormones sont sécrétées par ces glandes endocrines, puis elles vont directement dans le sang. Dès lors, elles seront dès acheminées vers les organes et les tissus pour accomplir leur fonction : déclencher la petite étincelle au niveau des cellules.

3. Les autres acteurs

Il est important de noter que d’autres parties du corps jouent un très grand rôle sur l’équilibre hormonal.

La masse graisseuse

La masse graisseuse, c’es à  dire  le montant de graisse corporelle, agit également comme une glande endocrine : certaines formes d’oestrogènes sont fabriquées directement à partir de cette masse graisseuse.

C’est pourquoi le fait d’être en surpoids ou trop mince a une incidence sur vos hormones.

De la même manière, vos hormones vont influencer votre masse graisseuse. Non seulement votre capacité à prendre ou à perdre du poids, mais également l’endroit où vous allez le prendre ou le perdre.

C’est pourquoi en fonction de la répartition de la masse graisseuse, selon que vous avez une forme de poire ou de pomme par exemple, vous pouvez repérer l’influence de certaines hormones chez vous plutôt que d’autres.

Plutôt fascinant, non ?

 

 

 

 

 

 

 

Le foie

Article complémentaire : Comment le foie recycle nos hormones… et comment vous pouvez l’aider

Le foie régule les taux d’hormones en décomposant et en éliminant les hormones lorsqu’elles ne sont plus requises.

En clair il agit comme un système de recyclage, et vous évite d’avoir des excès d’hormones qui ont déjà été utilisées et ne vous sont plus utiles, ou néfastes.

Il est aussi capable également de convertir des hormones en d’autres hormones. Par exemple, le foie intervient dans la conversion chimique de l’hormone thyroïdienne en sa forme la plus active.

D’où l’importance d’un foie en bonne santé !

 

Votre flore intestinale

L’état de vos intestins et de votre flore intestinale joue également un rôle clé pour votre équilibre hormonal. On considère désormais que le microbiote intestinal, c’est à dire l’ensemble des milliards de bactéries qui peuplent notre tube digestif est une glande endocrine. Il contrôle la production de nombreuses hormones ou peut au contraire l’empêcher.

Par exemple, le microbiote vous permet de fabriquer certaines formes d’oestrogènes qui sont protectrices, comme l’estriol, et il permet la détoxification d’oestrogènes potentiellement dangereuses. En clair, un microbiote au top peut réduire les symptômes d’une ménopause difficile et jouer un rôle protecteur contre certains cancers.

Grâce à un microbiote au top, vous fabriquerez également plus facilement de la progestérone et certains neuro-transmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, favorisant ainsi votre fertilité, optimisant votre humeur et amenuisant vos risques d’acné.

C’est pourquoi le bien-être hormonal dépend du bien-être digestif.

4. Comment les hormones font leur travail

Les hormones s’attachent à des récepteurs, au niveau des cellules. Ces récepteurs sont comme des clés : elles permettent d’activer la cellule.

Certains tissus sont plus riches que d’autres en certains récepteurs hormonaux. Par exemple, chez la femme, les seins, l’utérus et les os ont plus de récepteurs pour l’oestrogène.

Certaines cellules n’ont qu’un récepteur hormonal, d’autres en ont plusieurs. Par exemple, au niveau des siens, utérus et os, les mêmes cellules qui acceptent l’oestrogène ont d’autres récepteurs, pour accepter la progestérone ou certains androgènes.

Ces récepteurs sont en théorie fait pour une hormone spécifique. A priori, une autre hormone, telle que la testostérone, ne peut pas entrer dans ce récepteur, et donner l’ordre. Le récepteur ne l’acceptera pas.

C’est la théorie, ce qui se passe quand tout va bien. Mais il peut exister du brouillage sur les pistes :

  • certaines substances, les perturbateurs endocriniens, en imitant certaines hormones  peuvent entrer dans le verrou alors qu’elles ne devraient pas.
  • Ou le verrou peut être faussé, déformé, et la bonne hormone ne peut plus y entrer. C’est le cas par exemple en cas d’inflammation généralisée du corps. Vous aurez des niveaux satisfaisant dans le sang, mais l’hormone ne peut fait son travail.

5. Les hormones ne sont jamais isolées

Une hormone ne travaille jamais en vase clos : elle dépend toujours des autres hormones. Si une hormone est en déséquilibre, cela va avoir forcément des répercussions sur les autres hormones  !

Par exemple, si vous êtes stressée, il est probable que vos glandes surrénales vont sécréter beaucoup de cortisol. Si ce stress se répète de manière régulière, un des scénarios possible sera que votre thyroïde sera affectée. Mais cela peut également avoir une influence sur votre insuline. Cela dépendra essentiellement de votre carte génétique. Ce qui est sûr cependant, c’est qu’on ne peut pas analyser les hormones de manière isolée, car elles fonctionnent ensemble. Et que le déséquilibre d’une hormone va créer un effet domino, affectant en cascade les autres hormones.

6. Le système thermostat

Non seulement les hormones « se parlent » entre elles, mais elles « parlent » au cerveau, et le cerveau leur « parlent ».

Notre système nerveux est en constante communication avec votre système endocrinien. En d’autres termes, ce que vous pensez et ressentez dépend de vos hormones, et vice-versa. Le lien entre ces deux systèmes est l’hypothalamus, une partie du cerveau qui fonctionne comme une glande. Cette glande va elle-même stimuler une autre glande dans le cerveau, l’hypophyse.

On considère généralement l’hypophyse comme le général en chef, la « glande-maîtresse », car elle est capable de produire des hormones qui vont agir sur énormément beaucoup d’autres glandes : elle peut agir sur la thyroïde, les ovaires, les testicules, les glandes surrénales. Votre cerveau joue donc un rôle immense sur votre reproduction et votre métabolisme.

Mais ce système est à double-sens : les ovaires et la thyroïde communiquent en retour au cerveau, pour auto-réguler. C’est un peu comme un thermostat : le système central envoie de la chaleur à votre radiateur, mais s’il fait trop chaud, il est capable de le percevoir, et d’abaisser la température. Ainsi, le cycle féminin est une constante circulation entre les ovaires et le cerveau. Le cerveau stimule produit la FSH, l’hormone qui dit aux ovaires de developper les ovocytes en première partie du cycle. Mais les ovaires produisent de l’oestrogène, qui disent au cerveau quand leur niveau est suffisant qu’il est temps de commencer l’ovulation.

Ce système d’auto-régulation n’existe pas qu’entre le cerveau et les ovaires et la thyroïde. Il peut même exister entre votre masse graisseuse et votre cerveau. La masse graisseuse, le montant de gras dans votre corps, sécrète la leptine. Cette hormone circule dans le sang vers votre cerveau et régularise l’appétit.

En clair, on voie que les hormones n’agissent pas en vase clos : elles communiquent entre elles et directement avec le cerveau.

7. Nous pouvons agir !

On se rend compte dès lors que beaucoup de facteurs peuvent avoir une influence sur les hormones :

  • notre alimentation, parce qu’elle va permettre à vos glandes de créer des hormones et de les réguler,
  • notre sommeil, par son influence sur le cerveau,
  • notre exposition à des toxines qui peuvent perturber vos récepteurs hormonaux,
  • l’état de notre foie,
  • celui de notre système digestif,
  • notre niveau de stress,
  • notre pourcentage de masse graisseuse,
  • notre niveau d’inflammation.

Ceci est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Car si on regarde les choses, nous pouvons agir sur beaucoup de ces éléments.

Cela veut dire que contrairement à ce qu’on nous dit  souvent, nous pouvons directement avoir une influence sur nos hormones. Nous pouvons agir !

Et parce que les hormones travaillent toutes ensemble, il suffit d’optimiser certains de ces facteurs pour avoir un impact global sur l’équilibre hormonal.

Je vous retrouve bientôt pour en parler plus en détail !

 

A propos Emanuelle Haudegond

Emanuelle Haudegond est la fondatrice de beaute-pure. Elle est l'auteur de la méthode gratuite "Vers une Peau sans Acné en 7 étapes" et de la méthode avancée "Méthode Peau-Zéro-Défaut", pour les peaux à problèmes. Diplômée de l'état de Californie, elle a longtemps travaillé auprès de dermatologues et de chirurgiens plasticiens avant de fonder sa propre clinique de soins esthétiques à Los Angeles. Passionnée par la peau, guidée par des principes naturopathiques, elle partage au fil des articles sa philosophie et ses astuces pour une peau magnifique. Vous trouverez également dans son e-boutique, beaute-pure-boutique.com, une sélection de ses produits de beauté préférés, adaptés aux peaux à problèmes, et des compléments alimentaires brevetés.

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30 Responses to Équilibre hormonal : mais si, on peut agir autrement !

  1. Juliette 21 Juin, 2018 à 9:04 #

    Bonjour Emanuelle,

    Je me pose une question, peut-être bête, peux t’on agir pour améliorer son équilibre hormonal quand on prend une contraception hormonal (implant dans mon cas) ?

    Merci à vous pour toutes ces informations.

    Juliette

    • Emanuelle Haudegond 22 Juin, 2018 à 9:23 #

      Bonjour Juliette, ce n’est pas une question bête. Oui, on peut agir vers un meilleur équilibre hormonal en s’alimentant bien, en dormant correctement, etc… Mais la vérité est que notre système reproducteur est mis « sous cloche » par le contraceptif, qui empêche l’ovulation (c’est le but). Or c’est en ovulant qu’une femme « fabrique » naturellement ses hormones sexuelles : les oestrogènes et la progestérone : voir I can’t get no ovulation… Ici, l’implant remplace ces hormones par des molécules qui leur ressemblent mais qui ne sont pas les mêmes, et qui sont beaucoup plus fortes et n’ont pas les mêmes effets. Voir Ce que les fabricants de médicaments vous cachent : votre pilule ne contient PAS de progestérone ! Par ailleurs beaucoup de contraceptions à base d’hormones de synthèse favorisent certaines carences et les problèmes de glycémie. Voir Arrêt pilule : 7 gestes simples et faciles ! PARTIE 3. Donc oui, on peut améliorer son équilibre hormonal avec une bonne hygiène de vie sous hormones de synthèse (c’est même indispensable) mais on n’est pas dans la situation idéale, et surtout on ne sait pas quelle est sa situation réelle…. Voilà Juliette, j’espère que ma réponse n’est pas trop embrouillée… N’hésitez pas si vous avez besoin de renseignements complémentaires…

  2. Océ 14 Juin, 2018 à 1:03 #

    Bonjour Emmanuelle,

    J’ai été diagnostiqué OPK depuis peu suite à l’arret de Jasmine il y a deux ans (Nombreux kystes aux ovaires, acné inflamatoire, perte de cheveux mais sans prise de poids au contraire). On m’a posé un sterilet en cuivre mais je ne le supporte pas. J’ai de l’acné inflammatoire sous forme de kystes (revenus meme apres Roacutane).

    Peut-il y avoir un lien entre acné, OPK et sterilet en cuivre ?
    j’ai été aménhoré pendant plus de 1 an et demi, c’est revenu petit a petit avec la lunaception, la sympto et un traitement homeo adapté.
    je dois faire une prise de sang pour checker quel hormone est incriminée dans mon SOPK.
    Ce peut-il que grace au retour de mes cycles menstruels mes hormones ce soit stabilisées ? Peut-on diminuer le nbr de kystes aux ovaires ? Est ce a cause de cette inflammation au niveau de mes ovaires que j’ai cet acné inflamatoire ?
    Pensez vous qu’une cure de MSM peut aider dans ces cas la ?
    quels autres complements alimentaires puis-je essayer ?
    Je prends des probiotique depuis 1 mois et j’ai fais des cures de spiruline et chlorelle en alternance pour detoxiquer mon organisme.
    J’ai egalement un régime alimentaire hypotoxique…
    Merci pour vos reponses

    • Emanuelle Haudegond 14 Juin, 2018 à 1:27 #

      Bonjour Océ,
      1. Peut-il y avoir un lien entre acné, OPK et sterilet en cuivre ?
      Oui absolument, le stérilet en cuivre ne convient pas à tout le monde, et souvent ne convient pas aux femmes avec votre profil. Comme le dit la gynécologue Miss Frottis, c’est pour les femmes « qui ont des ovaires en béton armé ». Je vous laisse lire son avis dessus : http://missfrottis.blog.lemonde.fr/2012/05/16/contraception-par-diu-au-cuivre-avantages-et-inconvenients/. Je voie cela tout le temps. C’est donc quelque chose dont je parlerais avec la gynéco, car cela semble vraiment peu indiqué pour vous.
      2. Ce peut-il que grace au retour de mes cycles menstruels mes hormones ce soit stabilisées ? C’est un très bon signe, et cela va dans le bon sens. Cycle régulier = ovulation = progestérone naturelle (produite par le corps jaune, à la suite de l’ovulation) Bien sûr, il faut plusieurs cycles réguliers avant d’en percevoir les effets positifs. Mais c’est un très, très, très bon signe, Océ.
      3. Pensez vous qu’une cure de MSM peut aider dans ces cas la ?
      quels autres complements alimentaires puis-je essayer ?

      Une cure de Chardon-marie (foie) : https://www.beaute-pure-boutique.com/home/119-chardon-marie-artichaut-silymarine-nutrixeal-3760191460973.html?search_query=silymarine&results=1 et de magnésium (voir : Comment le magnésium transcutané peut sauver vos hormones : démonstration
      magnésium transcutané peut sauver vos hormones) serait mon premier réflexe après les probiotiques. Accompagnés de l’alimentation hypotoxique, c’est vraiemnt un plus. Notez cependant que : 1. en cas d’OPK, l’alimentation ne doit pas seulement être hypotoxique, elle doit stabiliser la glycémie. Il est impératif d’apprendre à avoir une glycémie stable 2. L’alimentation n’est qu’une part du puzzle : comme vous avez pu le voir avec la Lunaception, le respect des rythmes circadiens, mais également le contrôle du stress, la gestion du poids, l’état de la flore intestinale, la qualité de la digestion, l’éviction d’éventuels aliments sensibilisants et des perturbateurs endocriniens jouent également un rôle crucial. C’est donc un engagement sur plusieurs fronts, mais vous êtes définitivement dans la bonne voie, c’est génial !

      • Océ 29 Juil, 2018 à 8:27 #

        Merci pour votre réponse ! Je commence à remonter la pente et voir le bout du tunnel 🙂 enfin ! Suite à ma prise de sang, je viens de m’apercevoir que ma testostérone est un peu élevée. Je viens donc de commencer une cure de gattilier en teinture mère a raison de 20gouttes matin/soir. J’espère avoir des résultats positifs très vite, je croise les doigts 🙂 j’ai vu que l’ortie et le palmier nain avait des effets anti androgènes. Pensez vous qu’il est utile d’en prendre (tisanes ou teinture) en parallèle du gattilier ?
        Merci bcp 🙂

  3. Line 12 Juin, 2018 à 10:57 #

    Bonjour

    Merci pour cette article très intéressant j’ai 36ans et je vis un dérèglement hormonal depuis 5 mois changement total je n’ai plus de douleurs de règles presque plus de fatigue intense comme c’ était le cas toute ma vie ce qui est une bonne nouvelle vous me direz mais a la place je souffre de déprime intense j’ai eu une grosse perte poid avant tout ça auriez-vous un petit conseil à me donner merci d’avance

  4. Nisrine 12 Juin, 2018 à 5:31 #

    Bonjour Emmanuelle,
    Merci pour vos articles qui sont très intéressants et formateurs. J’ai également commander quelques un de vos produits et j’en suis satisfaite (pour le traitement de mon acné et pour améliorer mon équilibre hormonal).

    Je vous explique un peu ma situation pour avoir quelques conseils :
    J’ai 41 ans, j’ai arrêté la pilule diane 35 en septembre 2017 (après l’avoir prise de longues années) et depuis j’essaie de nettoyer ma peau naturellement, en évitant une alimentation grasse, pour éviter d’avoir des poussés d’acné.

    Mais j’en ai un peu en ce moment (menton, joues basses, cou, et quelques uns au front) et je pense que cela va pousser encore plus. Ce qui a déclenché cela est : l’arrêt de la pilule (avec 1/2 puis 1/4 d’androcur pris à la place jusqu’à janvier 2018, sur conseil de ma Gynécologue), puis une prise d’huile d’onagre associée à la vitamine E qui m’a causée une poussée de points blancs sur les joues, le cou, le front et des saignements tout au long du cycle. Je l’ai immédiatement arrêtée. Cela se calme. La prise de progestérone (du 16e au 25é jour du cycle) suggérée par ma gynécologue pour réguler mon cycle m’a provoqué plus de saignements et des vertiges. Donc dès le 3ème jour de prise, je l’ai arrêté également (en lisant la notice, il semble que cela soit un surdosage).
    Les saignements sont arrêtés mais l’acné est là.
    Actuellement, et depuis le 26 mai 2018, Je prends le collagène marin en ampoule (contenant 7mg de Zinc) et du Zinc chélaté achetés sur votre site, (1 comprimé par jour) cela calme les inflammations. J’aimerais savoir si je peux passer à deux comprimés par jour et connaître la durée maximale possible de cette cure au zinc.
    Je souhaite également racheter les EPA qui m’ont fait le plus grand bien, du MSM, du magnésium transcutané (j’ai lu vos articles dessus et cela me paraît bien intéressant et utile das mon cas) et j’aimerais connaître les doses à prendre et si je peux prendre tout cela en même temps.
    L’objectif est d’atténuer ou de stopper la poussée d’acné, éviter les boutons enflammés et rougeurs, les cicatrices (je ne peux pas m’empêcher de toucher à mes boutons – je me force à ne pas le faire), et équilibrer mes hormones.
    Je suis de nature stressée et mon travail n’arrange pas les choses ; si quelque chose me contrarie ou m’énerve, cela déclenche chez moi des douleurs au niveau des ovaires !
    L’arrêt de la pilule m’a causé également une prise de poids et de la rétention d’eau comme j’ai souvent des oedèmes aux pieds.
    J’aimerais donc vos conseils pour équilibrer mes hormones, perdre du poids et atténuer puis faire disparaître mon acné. Il me semble que c’est un travail de longue haleine.
    Je compte commander ces produits sur votre site car j’estime que vos sélections de produits naturels sont de qualité et fiables.

    Désolée si mon écrit est long !

    • Emanuelle Haudegond 13 Juin, 2018 à 3:36 #

      Bonjour Nisrine,
      Vous me connaissez un peu, alors vous ne serez pas étonnée que je rappelle ici ma philosophie : autant je considère certains compléments utiles, autant je pense sincèrement que l’équilibre hormonal doit être aidé avant tout par le mode de vie : alimentation, gestion du stress, poids approprié, sommeil, équilibre de la flore intestinale, etc… sont les piliers de votre équilibre hormonale, d’accord ?
      Quelques conseils à la volée :
      1. En fait a priori en cas d’acné hormonale de ce type, l’ennemi n’est pas le gras mais ce sont surtout les glucides (féculents et sucres…). Il est souvent intéressant d’en modérer les quantités et de les choisir à index glycémique bas.
      2. Pour le Zinc, les études portant sur son efficacité sur l’acné portaient sur des doses équivalente à 30 mg de zinc élémentaire par jour, soit deux de nos gélules par jour. En revanche, il ne faut pas dépasser 40 mg de zinc par jour (le mieux serait ici l’ennemi du bien), donc si vous prenez le collagène toujours, ce sera 2 gélules de zinc + 1 ampoule collagène max et ne pas dépasser 3 mois de cure.
      3. Vous pouvez a priori de manière sécuritaire utiliser également EPA et magnésium en même temps que le zinc. Pour le magnésium, privilégiez la forme transcutanée. Mélangez au besoin dans de l’huile végétale si cela pique trop. Coté posologie, suivre la fiche technique. C’est surtout la progression qui compte : https://www.beaute-pure-boutique.com/home/142-magnesium-transcutane-kit.html?search_query=magnesium+&results=16. Pour l »EPA, vous pouvez utiliser entre 2 et 4 gélules par jour, selon votre niveau de stress : https://www.beaute-pure-boutique.com/home/157-omegartic-epa-nutrixeal-omega-3-hautement-purifies-et-concentres-en-epa-120-gelules-3760191460072.html?search_query=poisson&results=3
      C’est en effet de la longue haleine, Nisrine, mais c’est jouable. J’espère pouvoir rouvrir un nouveau programme bientôt, si vous avez encore besoin, recontactez-moi alors, d’accord ?
      En attendant, courage !

      • Nisrine 14 Juin, 2018 à 2:21 #

        Bonjour Emmanuelle,

        Merci pour votre réponse et vos précieux conseils.
        J’en prends note !

  5. Celine 07 Juin, 2018 à 5:58 #

    Bonjour Emanuelle,
    Merci pour cet artivle très intéressant sur les hormones.
    J’ai une question concernant les cosmetiques, je suis allée chez une esthéticienne récemment, elle m’a parlé de la gamme du Dr Janka, apparemment très efficace pour débarrasser la peau de ses imperfections et rééquilibrer l’hydratation de la peau. C’était la première fois que j’entendais parler de ces produits. Connaissez vpus cette gamme et qu’en pensez quoi vous?
    Merci.

    • Emanuelle Haudegond 08 Juin, 2018 à 6:25 #

      Je connais le nom de marque mais n’ai pas d’expérience clinique avec, donc n’ai pas d’opinion, Céline. Désolée…

  6. tiny 05 Juin, 2018 à 8:09 #

    Bonjour,

    J’ai hâte de lire la suite d’articles sur comment agir sur nos hormones avec l’alimentation, le gestion du stress etc…

  7. Mathilde 05 Juin, 2018 à 3:09 #

    (J’ai oublié quelques détails)
    – prise de poids rapide et impossible d’en perdre malgré mon alimentation saine
    – libido à plat
    – énergie basse
    – confusion

  8. Mathilde 05 Juin, 2018 à 3:00 #

    Bonjour Emanuelle,

    Un grand merci pour ces articles fort intéressants.
    Je suis un peu désespérée au niveaux de mes hormones et l’endocrinologue ne m’a apporté aucune réponse.
    Voici mes symptômes(physique), qui se sont aggravés depuis que j’ai arrêté la pilule (4 ans)
    – acné, principalement autour de la bouche et les côtes du menton
    – poils longs, noirs et plus épais (je suis blonde…) autour des tétons (de plus en plus) et sur le menton
    – m’a pointrine a rétréci d’une taille et demi
    Et depuis 6 mois c’est L’horreur je perds mes cheveux énormément (en un jour je perds ce que je perdais en 1 mois) je crois que j’ai perdu la moitié de ma chevelure en 6 mois.
    Ce dernier point me désespère plus que tout.
    Quelle est ta lecture de la situation, quel pourrait être le déséquilibre hormonal? (J’ai bien conscience que ce n’est qu’hypothese)
    Aurais tu des conseils?
    Un grand merci pour ta réponse
    Mathilde

    • Emanuelle Haudegond 07 Juin, 2018 à 2:09 #

      Bonjour Mathilde, je ne peux pas apporter de réponse, ne connaissant pas l’ensemble de la situation, je suis désolée. Je pourrais nuire plus qu’aider. Certains des signes évoqués (hyperpilosité, acné, perte de cheveux) évoque une hyperandrogénie ou une hypersensibilité aux androgènes (ce qui ne se détecte pas forcément dans un bilan sanguin). Comme vous évoquez une prise de poids rapide en parallèle, je demanderais peut-être à faire vérifier ma glycémie et ma thyroïde. Mais il faut savoir que là-encore, les résultats des tests sanguins peuvent être trompeurs.

      • mathilde chome 22 Juin, 2018 à 12:21 #

        Merci Emanuelle pour ta réponse,
        En effet, j’ai déjà fait les test glycémie et thyroïde mais ils sont revenus normaux.
        Pourtant, les signes montrent clairement qu’il y a un déséquilibre et le monde médical ne me vient vraiment pas en aide.

        • Emanuelle Haudegond 22 Juin, 2018 à 3:28 #

          Oui, ces tests sont notablement peu fiables : la glycémie à jeun n’est pas un bon marque et la TSH seule ne permet pas de détecter un pb thyroïdien. C’est pourquoi il faut généralement se fier au ressenti hormonal (ce que j’identifie avec des questionnaires poussés en clientèle) et/ou obtenir de ses médecins des tests plus avancés…

  9. Anne 03 Juin, 2018 à 7:00 #

    Bonjour,

    Merci pour cet article et l’ensemble de votre blog!
    Je me demande:

    Comment décrypter concrètement la répartition de notre masse graisseuse, pour repérer l’influence de certaines hormones chez nous?
    Merci d’avance …

    • Emanuelle Haudegond 04 Juin, 2018 à 2:43 #

      J’essaierais d’en faire un article complet, Anne : il y a beaucoup à décrire.

    • Lili 17 Juin, 2018 à 11:27 #

      « en fonction de la répartition de la masse graisseuse, selon que vous avez une forme de poire ou de pomme par exemple, vous pouvez repérer l’influence de certaines hormones chez vous plutôt que d’autres. »
      Moi aussi ce sujet m »intéresse beaucoup! J’espère que vous trouverez le temps d’y consacrer un article Emmanuelle.

      Alors que la plupart des filles ayant arrêté Jasmine perdent du poids, j’ai pris 4kg principalement au niveau du ventre. Avant mon corps était en forme de poire mais avec un ventre très plat et aujourd’hui j’ai du ventre, je suis sans arrêt gonflée (et ça empire entre l’ovulation et les règles), boudinée dans mes pantalons. Je ne reconnais plus mon corps et ça me mine le moral, d’autant plus que même avec une alimentation saine impossible de perdre le poids pris. Je me sens vraiment démunie face à ça.

  10. Emma 03 Juin, 2018 à 3:51 #

    Bonjour Emmanuelle,

    Quelles analyses pertinentes doit-on demander à un endocrinologue lorsque l’on souffre depuis toujours de problèmes hormonaux : hypothyroïdie stabilisée en théorie depuis une quinzaine d’années, cycle aléatoire, etc… et pré-ménopause qui pointe son nez je suppose à plus de 50 ans (enfin je suppose car comment en être certaine quand le cycle a toujours été complètement aléatoire). Mes problèmes de peau semblent s’améliorer un peu avec vos conseils que je suis à la lettre depuis un mois (alimentation, soins…) et je vous en remercie mais je souhaiterais aussi traiter ce problème de fond qui m’empoisonne depuis toujours et qui est à la base de tous mes problèmes : le dérèglement hormonal.

    Je vous remercie.
    Emma.

  11. Laura 03 Juin, 2018 à 2:02 #

    Bonjour article super intéressant.! Souffrante depuis toute jeune d’acne ça part ça revient .. depuis plusieurs jours je prend 1 gélule de probiotique et 2 gélule de MSM qui est combiné avec de la vitamine C . Est ce un bon combo ?

    Bien-sûr j’ai aussi une alimentation équilibrée. J’ai l’impression que ma peau va beaucoup mieux . Mais mon acné se retrouve surtout sur le dessus de ma poitrine . Vraiment inflammatoire avec point noir c’est désespérant je ne sais pas pk j’ai ça… Je précise j’ai 24 ans . Merci 😀

  12. Fif 03 Juin, 2018 à 10:15 #

    Bonjour
    Article tres intéressant. Du coup je me demandais si une visite chez un andoctrinologue pouvait aider a mieux comprendre ce qui ne va pas…
    Merci

    • Emanuelle Haudegond 04 Juin, 2018 à 2:53 #

      C’est toujours une bonne idée d’avoir un bilan hormonal. En revanche, il faut savoir deux choses : 1. le bilan peut ne donner pas une idée complète de la situation (parce que certaines hormones sont très difficiles à analyser dans le sang et parce que cela ne donne aucune indication de ce qui se passe au niveau des récepteurs) 2. Il n’est pas toujours évident de trouver un médecin enclin d’aborder la situation sans hormones de synthèse. C’est souvent le premier réflexe

  13. Alice 03 Juin, 2018 à 9:08 #

    Bonjour,
    Super article!
    Je voulais savoir comment réguler notre niveau d’inflammation

    Par avance merci.

  14. Aurélie 03 Juin, 2018 à 7:55 #

    Si les enzymes étaient la solution miracle ça se saurait… c’est sûr, mais les médecins n’ayant pas une approche holistique des problèmes hormonaux je me débrouille seule et avec une grande aide de vos articles.
    Merci une fois de plus pour cet article et votre retour.

  15. Lys. 03 Juin, 2018 à 7:32 #

    Très intéressant ! Hâte de lire l’article suivant et de comprendre comment on peut agir notamment pour favoriser la fertilité. Merci pour votre travail qui m’a beaucoup aidé pour l’acné 🙂

  16. Aurélie 03 Juin, 2018 à 5:15 #

    Bonjour,

    Est-ce que la prise d’enzymes « digestives » peut remettre de l’ordre dans la synergie hormonal ?

    • Emanuelle Haudegond 03 Juin, 2018 à 7:46 #

      Bonjour Aurélie, cela peut faire partie d’un plan pour faciliter la digestion, ce qui aura un impact sur beaucoup d’hormones, mais la prise d’enzymes est rarement suffisante. Il faut généralement agir sur plusieurs autres plans en même temps.

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