Pourquoi la pilule ne guérit pas l’acné (et ne le fera jamais!)

Vous a-t-on déjà prescrit la pilule pour votre acné ? C'est probable. En fait, il est estimé que dans près de 50% des cas, la pilule contraceptive est prescrite pour d'autres fins que la contraception. C'est un peu la solution universelle du médecin. Vous avez un cycle irrégulier ? Pilule. Des règles douloureuses ? Pilule. Un syndrome pré-menstruel ? Pilule. Et bien sûr : de l'acné ? Pilule.

Le problème avec cela ? La pilule ne "guérit" pas l'acné. Elle ne peut pas non "équilibrer" vos hormones, ou "réguler" votre cycle. Ce vocabulaire est trompeur. Et il peut couter cher à certaines femmes.

La pilule cache les problèmes

La pilule est une forme de castration chimique. C'est son but : la pilule vous empêche d'ovuler. C'est ainsi qu'elle est contraceptive. 

Elle remplace vos hormones sexuelles, la progestérone et l'oestrogène, par des molécules synthétiques brevetées qui les imitent. Pendant ce temps, votre appareil reproducteur est en pause.

On pourrait penser que c'est une bonne chose, ou en tout cas un événement bénin. Pas forcément.

Tout d'abord, s'il existe un problème hormonal, la pilule se contente de le cacher. Elle ne fait rien pour le comprendre ou le traiter.

Pendant des années, ce problème peut être rampant. Vous n'en êtes pas consciente. Vous pouvez, sans le savoir, l'accentuer. 

Et, à l'arrêt de la pilule, vous allez le retrouver. 

La pilule ne "régule" pas le cycle

Si vous aviez des règles irrégulières avant la pilule, et que vous avez des saignements mensuels maintenant, c'est pour une raison simple : ces saignements ne sont PAS des règles

Ce sont des saignements de privation, dus à l'arrêt des hormones de synthèse. 

Il n'existe pas de raisons médicales pour avoir ces saignements, seulement une explication historique.

À l'origine, la pilule était interdite comme contraceptif. Les médecins avaient seulement le droit de la prescrire pour "réguler" le cycle. Il fallait donc des saignements artificiels pour justifier cette prescription. On les a gardé pour rassurer les femmes, mais ils ne sont pas physiologiquement nécessaires.

En tout cas, vos cycles ne sont pas "régulés". Ils sont inexistants

Des molécules beaucoup plus fortes

Les hormones de synthèse sont très différentes de nos hormones naturelles, c'est à dire celles que notre corps fabrique.

Il s'agit de molécules avec des caractéristiques variées et des effets différents. Elles sont brevetées, afin de pouvoir être commercialisées comme médicaments.

Les hormones de synthèse sont particulièrement fortes. Souvent suffisamment pour contrecarrer l'acné pendant la prise.

Mais nos récepteurs hormonaux, c'est à dire l'endroit où les hormones s'accrochent sur les cellules, s'habituent à ces méga-doses.

Il en est de même pour notre cerveau, qui a travers l'hypothalamus et l'hypophyse, régule tout ce système.

Comme toute accoutumance, le "décrochage" peut être difficile. À l'arrêt de la pilule, ces récepteurs et notre cerveau doivent se réhabituer à des doses beaucoup plus faibles.

Parfois, cela se passe sans problème. 

Souvent cependant, la période post-pilule demande un véritable ajustement. Nos récepteurs hormonaux et le système de régulation par le cerveau sont des mécaniques délicates.

Plus la prise de pilule est longue, plus elle était précoce (à l'adolescence) et plus cet ajustement à nos hormones naturelles, infiniment plus faibles, peut s'avérer compliqué. 

La pilule induit des carences

Par ailleurs, la pilule peut facilement induire également des phénomènes de carences en vitamines en minéraux.

L’une d’entre elle concerne la vitamine B6 (1), dont nous avons besoin pour fabriquer naturellement de la progestérone. C’est pourquoi à l’arrêt de la pilule, certaines femmes se retrouvent en situation de dominance en œstrogènes : leur taux d’œstrogènes est trop fort par rapport à leur progestérone.

La pilule contraceptive peut induire des carences en vitamine B6, A, cuivre, zinc et magnésium !

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Par ailleurs, il semblerait que les femmes placées sous contraceptifs oraux aient des niveaux sanguins de zinc moins élevés que la moyenne, ainsi que de magnésium (2). Or, ces deux minéraux jouent un rôle important pour lutter contre l’acné et retrouver des menstruations régulières.

Enfin, elle expose à des manques en vitamine A, si nécessaire à la peau, en cuivre, pyridoxine, thiamine, riboflavine et acide ascorbique.

La pilule diminue vos hormones thyroïdiennes

La pilule ne fait pas bon ménage avec votre thyroïde. Pour une part, certaines des carences qu'elle peut occasionner empêche la thyroïde de fonctionner correctement. C'est particulièrement vrai du zinc et du sélénium.

Mais il y a pire : les femmes qui prennent la pilule sécrètent plus de TSBG (Thyroid Hormone Binding Globulin), une substance qui s'attachent à vos hormones thyroïdiennes (3,4). 

Une fois que vos hormones thyroïdiennes sont liées à la TSBG, elles ne sont plus utilisables par vos cellules. Elles ne peuvent plus faire leur travail correctement. 

Or les problèmes thyroïdiens sont l'antichambre de beaucoup d'autres problèmes hormonaux, et peuvent occasionner de l'acné.

La pilule et votre microbiote

Enfin de récentes études (5) prouvent que la pilule contraceptive affecte négativement votre flore intestinale ou microbiote.

Cela peut augmenter vos risques de maladie intestinale. Selon l'étude dite des infirmières de Harvard, les femmes qui prennent la pilule pendant plus de cinq ont trois fois plus de risque de développer la maladie de Crohn (6).

Mais votre microbiote joue surtout un rôle très important dans l'équilibre hormonal. C'est en effet dans une partie du microbiote, l'estrobolome, que certains de vos oestrogènes sont transformés pour être évacués. Si ce processus ne s'effectue pas correctement, et que vous prédisposée à l'endométriose, il est théorisé que votre condition peut être renforcée (7). Il en est de même pour le SOPK (8) (9).

La pilule peut accroître l'insulino-résistance et donc l'acné

L'ethinylestradiol, la forme synthétique de l'estradiol (votre principal oestrogène) qui se trouve dans la pilule peut renforcer l'insulino-résistance, une forme de pré-diabète (10).

Or le lien entre l'acné et l'insulino-résistance est désormais bien établi (11). L'insuline est une hormone qui renforce l'acné. Une prise de pilule continue vous expose à avoir des cellules moins réceptives à cette hormone et donc à avoir plus facilement de l'insuline dans le sang.

C'est une des raisons pour lesquelles vous pouvez aboutir à plus d'acné à l'arrêt de la pilule.

Un très mauvais choix en cas de SOPK !!!!

C'est un scénario classique. Une jeune fille ou femme a des règles irrégulières, et parfois dès l'adolescence. Elle se voit prescrire la pilule contraceptive.

Or cette mise sous pilule peut empêcher de repérer un éventuel SOPK (syndrome des ovaires polykystiques).

Dans ce cas, la pilule aggravera certainement le SOPK.

En effet, l'insulino-résistance conduit les ovaires à produire plus d'androgènes (12).

À l'arrêt de la pilule, une jeune fille souffrant de SOPK non diagnostiqué peut avoir beaucoup plus de mal à retrouver un cycle régulier. Son taux d'androgènes sera plus élevé, ce qui l'expose à plus d'acné, de l'hirsutisme, une perte de cheveux.

C'est pourquoi la pilule n'est jamais un bon choix en cas de SOPK.

Et l'ironie est que face à cette situation, son docteur lui proposera certainement encore... la pilule contraceptive, généralement couplée d'anti-androgènes puissants !

En conclusion

Si la pilule reste un choix éminemment personnel comme contraceptif, l'utiliser afin "d'éliminer" l'acné ou de "réguler" d'éventuels problèmes de cycles est une vue de l'esprit.

Pire encore, elle peut pour certaines se traduire par l'inverse du résultat recherché et peut s'avérer un fort mauvais choix en cas de SOPK, de problèmes thyroïdiens ou métaboliques.

Ces effets sont peu évoquées lors de la prescription et peuvent avoir des conséquences qui peuvent être ressentis des années après l'arrêt.

À quand une meilleure information donnée aux femmes ?

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Références


(1) Blood levels of homocysteine, folate, vitamin B6 and B12 in women using oral contraceptives compared to non-users. Lussana F1, Zighetti ML, Bucciarelli P, Cugno M, Cattaneo M. Thromb Res. 2003;112(1-2):37-41.

(2) Effect of oral contraceptive agents on vitamin and mineral requirements.
Thorp VJ .J Am Diet Assoc. 1980 Jun;76(6):581-4.

(3) Thyroid functions of women taking oral contraceptives. Barsivala V, Virkar K. Contraception. 1974 Mar;9(3):305-14.

(4) [Serum level of thyroxin-binding globulin under oral contraception; Medau HJ, Rauskolb R.Klin Wochenschr. 1975 Aug 1;53(15):727-9.

(5) Studies on the role of intestinal bacteria in metabolism of synthetic and natural steroid hormones. Adlercreutz H, Pulkkinen MO, Hämäläinen EK, Korpela JT. J Steroid Biochem. 1984 Jan;20(1):217-29.

(6) A prospective study of long-term intake of dietary fiber and risk of Crohn's disease and ulcerative colitis.Ananthakrishnan AN1, Khalili H, Konijeti GG, Higuchi LM, de Silva P, Korzenik JR, Fuchs CS, Willett WC, Richter JM, Chan AT. Gastroenterology. 2013 Nov;145(5):970-7. doi: 10.1053/j.gastro.2013.07.050. Epub 2013 Aug 2.

(7) Endometriosis is associated with an altered profile of intestinal microflora in female rhesus monkeys. Bailey MT1, Coe CL. Hum Reprod. 2002 Jul;17(7):170

(8) Alterations in Gut Microbiome Composition and Barrier Function Are Associated with Reproductive and Metabolic Defects in Women with Polycystic Ovary Syndrome (PCOS): A Pilot Study. Lisa Lindheim , Mina Bashir, Julia Münzker, Christian Trummer, Verena Zachhuber, Bettina Leber, Angela Horvath, Thomas R. Pieber, Gregor Gorkiewicz, Vanessa Stadlbauer, Barbara Obermayer-Pietsch Plos one

(9) Association between Polycystic Ovary Syndrome and Gut Microbiota Yanjie Guo,Yane Qi,Xuefei Yang,Lihui Zhao,Shu Wen,Yinhui Liu,Li Tang Plos one

(10) Insulin sensitivity is decreased in normal women by doses of ethinyl estradiol used in oral contraceptives. Kojima T1, Lindheim SR, Duffy DM, Vijod MA, Stanczyk FZ, Lobo RA. Am J Obstet Gynecol. 1993 Dec;169(6):1540-4.

(11) Insulin resistance in severe acne vulgaris. Nazan Emiro?lu,corresponding author1 Fatma Pelin Cengiz,1 and Funda Kemeriz Postepy Dermatol Alergol. 2015 Aug; 32(4): 281–285.

(12) Baptiste CG, Battista MC, Trottier A, Baillargeon JP. Insulin and hyperandrogenism in women with polycystic ovary syndrome. J Steroid Biochem Mol Biol. 2010;122(1-3):42-52. 

A propos Emanuelle Haudegond

Emanuelle Haudegond est la fondatrice de beaute-pure.com, un site dédié au bien-être féminin naturel et à la beauté de la peau. Spécialiste de la peau, diplômée de l'état de Californie, elle a longtemps travaillé auprès de dermatologues et de chirurgiens plasticiens avant de fonder sa propre clinique de soins esthétiques à Los Angeles. Elle a ainsi aidé des milliers de femmes de tous âges à retrouver santé de la peau et bien-être à chaque étape de la vie. Passionnée par la peau, guidée par des principes naturopathiques, elle partage au fil des articles de beaute-pure.com sa philosophie et ses astuces pour une peau magnifique et une vie de femme au naturel. Vous trouverez également dans son e-boutique, beaute-pure-boutique.com, une sélection de ses produits de beauté préférés, adaptés aux peaux à problèmes, et des compléments alimentaires brevetés.

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  • Anne dit :

    Bonjour Emmanuelle,
    Depuis que j’ai arrêté la pilule il y a déjà plus de 4 ans j’ai de plus en plus de moustache ! Y a t’il des solutions naturelles pour diminuer le taux d’hormones mâles (sports, Alimentation, complément alimentaire, infusion ? )
    Cordialement
    Anne

  • Mathilde dit :

    Bonjour, j’ai 24 ans et je suis actuellement sous pillule. Mon problème, c’est que depuis mes 13 ans je souffre d’acné plutôt modérée mais bien tenace. Ma dermato m’a donc mis sous pillule vers mes 16 ans après avoir testé des crèmes plus ou moins fortes avec médicaments. J’ai donc commencé avec jasminelle et on peut dire que cela ne m’a jamais vraiment enlevé l’acné. J’ai sans doute eu des meilleures périodes que d’autres mais je ne pense pas que cela ait eu un lien direct avec la pillule. Alors j’ai voulu changé de pillule, j’ai donc testé leeloo qui ne m’a pas aidé non plus. Et cette fois ma gynéco m’a proposé optilova, que je viens juste de commencer (2 semaines et demie)et j’ai l’impression d’avoir encore plus d’acné qu’avec mes précédentes pillules. Je me demande alors si je ne devrais pas tout arrêter et passer au stérilet sans hormones… Mais j’ai peur qu’il se déplace et de faire une grossesse extra utérine (comme le cas de ma maman) même si je ne pense pas que son cas soit si commun.. je ne sais pas trop quoi faire et je ne sais même pas si mon acné est hormonale…. J’ai toujours eu un petit flux et des règles un peu douloureuses, de l’acné à l’adolescence mais peut-être que je serais mieux sans pillule maintenant à l’âge adulte… Je me pose beaucoup de questions surtout que je fais fasse également à une sécheresse intime et des problèmes de libido, qui je pense sont bien liés à la pillule… J’aimerais avoir votre avis sur la question… Que feriez vous à ma place ?

  • Laura dit :

    Bonjour Emanuelle,
    Tout d’abord merci beaucoup pour tous vos articles très précieux.
    Je prends la pilule depuis 10 ans. J’ai commencé la Diane vers 17 ans prescrite à cause de mon acné…. puis à cause d’effets secondaires, j’ai changé plusieurs fois et je prends Belara depuis 1-2 ans maintenant. J’ai des boutons sous Belara (cou et mâchoire surtout). Je me pose beaucoup de questions autour de l’arrêt de la pilule mais j’ai très peur des effets secondaires (règles irrégulières…) et surtout en termes d’acné.
    Est-il possible de préparer la transition vers l’arrêt de la pilule? Y a t-il d’autres choses à faire en plus de ce que vous conseillez dans les étapes de votre méthode?
    Je suis consciente que ma question est assez énorme donc je comprends que vous ne puissiez pas y répondre mais merci en tout cas. Bonne soirée !

  • […] et comme moi, le jour ou vous avez arrété, vos vilains boutons sont revenus…Sachez que la pilule ne guérit pas l’acné, elle masque juste le probleme en jouant avec nos hormones! Bien qu’il n’existe aucun […]

  • Amandine dit :

    Bonjour Emanuelle, j’ai commencé la pilule à 17 ans (maintenant 27) et cela n’a jamais aggravé ou atténué mes problèmes d’acné.
    Ma dermatologue m’a même fait faire deux cures de Roacutane sans effets positifs sur la durée : le traitement fonctionne très bien mais dès l’arrêt, l’acné revient.
    Je lis de plus en plus d’études qui démontrent les effets nocifs de la pilule sur la santé mais malheureusement elle reste la meilleure méthode de contraception.
    Je ne suis pas du tout rassurée par l’insertion de l’implant ni du stérilet où les taux de grossesses involontaires sont encore plus élevés.
    Est-ce que ces moyens de contraception occasionnent des dommages hormonaux aussi forts que la pilule ?
    Merci
    Amandine

    • Bonjour Amandine,

      1. Si la pilule n’a pas atténué votre acné, il est probable que votre acné n’est pas hormonale, d’autant qu’elle est revenue plusieurs fois après Roacutane. Une possibilité à garder à l’esprit serait que l’origine puisse être digestive. Vous êtes-vous déjà fait tester pour des intolérances alimentaires ? Un cas très fréquent est tout simplement une sensibilité au gluten. Mais bien sûr, cela peut être un autre aliment. En tout cas, c’est une piste que j’explorerais.
      2. En matière de contraception, vous trouverez ici un récapitulatif de 6 alternatives sans hormones . Mais ce ne sont pas les seules. J’ai choisi la symptothermie. Je donne mon témoignage ici. Cette méthode permet, en plus d’une contraception, d’apprendre énormément sur son corps. Personnellement, elle m’a libéré.
      Bonne chance pour tout !

  • Emilie dit :

    Bonjour Emanuelle,

    je suis sous pilule depuis mes 16 ans (j’en ai 29), et j’ai toujours eu des problèmes d’acné (même sous pilule). D’abord cachés par des cures de roaccutane, puis supportés tan bien que mal jusqu’à ce que je trouve une pilule efficace pour stopper les éruptions (j’utilise la pilule Valette depuis 2 ans, vendue sous ce nom en Suisse où je vis). Je suis également vos conseils depuis plus de 3 ans et je revit sincèrement. Mil fois merci pour votre professionnalisme et vos conseils vraiment utiles! Cependant, suite à la lecture de votre article, j’ai très peur d’être tombée dans un cercle vicieux qui va me tomber dessus quand j’arrêterai la pilule (par exemple quand j’essaierai d’avoir des enfants)…
    Que puis-je faire pour me prémunir de ça?

    Merci!
    Emilie

    • Bonjour Émilie, vous êtes très nombreuses à me poser la question, et c’est vrai que c’est quelque chose auquel il faut se préparer. Mais la stratégie ne sera pas forcément la même pour toutes. Cela dépendra de la problématique avant pilule, si elle a été commencée ado, combien de temps on est resté sous pilule, etc. C’est un sujet qui demande une longue réponse. Je vous promets de revenir vers vous à ce sujet, avec des infos qui feront une différence.

  • Laurence dit :

    Bonjour Emanuelle ,
    J’ai arrêté la pilule depuis 10 ans et m’en suis très bien portée mais j’arrive maintenant en période de ménopause et je m’interroge sur les avantages et inconvénients du traitement hormonal substitutif , sachant que j’ai toujours été sujette à l’acné . Qu’en pensez-vous ?

    • Bonjour Laurence,
      Selon mon observation, le T.H.S. tel qu’il est pratiqué en France emploie des dosages standards en oestrogènes et progestérone synthétiques, et se contente de les ajuster si la femme ressent des désagréments et de les arrêter en cas de danger. Aux US, il y a possibilité d’avoir des analyses préalables qui mesurent ce dont on a réellement besoin, et de se voir prescrire des hormones dites « bio-identiques » dont la molécule est la même que nos hormones « réelles ». Donc je pense que vous aurez un traitement standard, quelque soit votre profil. Et oui, il peut y avoir un risque d’acné à mon sens.

  • Inès dit :

    Merci beaucoup pour cet article qui explique les problèmes que la pilule engendre. En revanche, dans le cas où on ingère déjà cette pilule depuis plusieurs années, et qu’on a une SOPK, en lisant cet article, on aurait peur de l’arrêter (chute de cheveux, excès d’androgènes, comme c’est déjà mon cas, etc…). Avez-vous donc des conseils pour justement mieux vivre cet arrêt et éviter au maximum ces effets une fois l’arrêt?

    Cordialement,

    • Bonjour Inès, il n’existe pas de réponse « rapide », entre autre parce que cela dépend beaucoup de votre situation avant pilule. Mais je ne désespère pas d’aborder ce point très rapidement, alors je garde votre question en tête, promis.

  • Chloe dit :

    Je n’ai malheureusement pas compris la phrase où vous parlez de l’endometriose. J’en souffre et je suis traitée par pilule pour moins en souffrir justement. Et du coup votre avis est lequel? Merci 🙂

    • Bonjour Chloé,

      La pilule est le traitement médical standard pour l’endométriose, parce qu’elle empêche, si prise en continu, les saignements de privation et les douleurs qui viennent avec. Mais là-encore, la pile ad vitam aeternam est présenté comme « sans risque aucun » alors qu’elle expose 1. à des risques de perte osseuse sur le long terme 2. les carences évoquées dans l’article et l’insulino-résistance 3. une perte de libido pendant la prise 4. surtout, pour l’endométriose, une détérioration du microbiote.

      Le microbiote (la flore intestinale, pour faire simple) est très important pour les femmes car c’est l’endroit où les oestrogènes déjà utilisés par le corps sont recyclés pour être ensuite évacués par les selles. Si le microbiote n’est pas de qualité, les oestrogènes peuvent ne pas être évacués et être réabsorbés, nous mettant en situation de dominance en oestrogènes. Or on sait que l’endométriose est « oestrogènes dépendant ».

      Donc, en théorie (les études le prouvant ont été effectuées sur des animaux, donc il faut rester prudent), une femme après pilule pourrait voir son endométriose empirée.

      Pour moi cependant, le problème est qu’encore une fois la pilule soit présentée comme un « traitement ». Et qu’ainsi on s’abstienne de parler aux femmes des autres possibilités en cas d’endométriose. Ainsi, on sait qu’en évitant les aliments les plus inflammatoires, comme les produits laitiers et le gluten, on peut éviter la formation de cytokines inflammatoires. Dans une étude, 75% des femmes suivant un régime sans gluten pendant 12 mois ont vu leurs symptômes améliorés : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23334113

      Il ne s’agit pas de dire que le régime sans gluten est la solution universelle, mais cette information-là ne vaudrait-elle pas, aussi, la peine d’être donnée ?

  • Lisa dit :

    Votre article tombe à point. Il y a 2 jours, mon gynécologue m’a conseillé de prendre la pilule pour avoir des règles moins abondantes et réguler mon humeur dû à mes hormones. Je lui ai fait part de ces changements depuis l’accouchement de mon fils (il a déjà 2 ans) et me suis demandé s’il était normal que mes sautes d’humeur liées à mon cycle menstruel étaient si intenses et incontrôlables et pourquoi mes règles n’étaient plus les mêmes qu’avant. Sa seule réponse a été la pilule et que je verrai si après l’arrivée d’un 2ème enfant si la reprise de pilule sera nécessaire. Cela n’en m’a pas convaincu. Je me suis demandé s’il y avait pas des moyens naturel pour réguler ses hormones, un travail sur soi même à faire ou comment vivre avec. Pas facile à trouver des solutions seule! Doit-on obligatoirement voir un psy pour régler nos problèmes mentaux qui réglera notre acné, notre humeur …?

  • nirette dit :

    Bonjour, merci pour ces informations. Qu’en est-il des effets de l’hormone de substitution sur l’acné?

    • Généralement, lorsque l’acné est dû à un pb hormonal la pilule arrive à la calmer pendant la prise. Mais comme expliqué dans l’article, ce n’est pas sans éventuelles conséquences chez certaines…

  • Léa dit :

    Bonjour,

    Je suis vraiment d’accord avec tout ce que vous nous dites cependant quelle est la solution ou plus tôt quelles sont les solutions?
    Parce que si sans pilule depuis des années on a des kystes ovariens douloureux, des règles qui nous handicapent tellement elles sont douloureuses, un cycle qui n’en fait qu’à sa tête….Et que seule la pilule a « rêglé », tout en sachant que ce n’est pas la bonne solution. Je veux savoir quelle autre alternative on a?

  • Fanny dit :

    Bonjour,
    J’ai la même question que Christine, comment peut-on éviter les effets secondaires dus à l’arrêt de la pilule ?
    Il me semble que vous aviez évoqué le sujet dans un article mais je ne le retrouve pas…

  • joelle dit :

    Merci d’informer les femmes sur tous ces risques . Moi après des années de prises de pilule on m’a diagnostiqué un adénome au foie ( tumeur bénigne) qui dans mon cas c’est rompu ! donc a du etre opéré : tous les médecins que j’ai vu m’on dit que c’était du à la pilule alors qu’avant je n’avait pas été informée des risques ! donc pour moi les hormones sont désormais interdites et je porte un DIU (stérilet) au cuivre . Si j’avais été au courant des risques j’aurai changée de contraception avant d’avoir tous ces ennuies…

  • Mumu YDZ dit :

    Bonjour,

    Comme je l’avais dit dans un commentaire antérieure, j’ai le SOPK avec absence de règles (qui peu durer jusque 7 mois environs, ou plus).
    Et l’on m’a toujours prescrit la pilule (cela fait un peu plus de 3 ans maintenant). (j’ai 24 ans).

    Sauf que j’ai fait une pause de 7 ou 8 mois en plein milieu car la pilule que je prenait (Minerva, une androcure) m’a fait déclanché une thrombose veineuse du membre inférieur droit. Après les tests sanguins, on a constaté que j’avais moi-même des anomalies dans les protéines S et C il me semble, et que la pilule aurait aggravé la chose.

    Du coup, arrêt pendant quelques mois de ma pilule et traitement sous AVK. Pendant ce temps, mon poids avait considérablement augmenté (+25kg) ainsi que mon acné surtout au niveau du visage, de la poitrine, des bras, du dos (c’était terrible car j’en avait jamais eu autant même avant de prendre la pilule.

    Le gynécologue m’avait dit que le meilleur choix est de prendre une pilule (microprogestative à faible dose qui ne risque rien concernant la thrombose) pour faire partir les micro kystes de mes ovaires.

    Après quelques mois de reprise, l’échographie ne montrait quasiment plus de kystes, cependant mes règles sont quand mêmes irrégulières et ça, le gynécologue me l’avait prévenu (j’arrive aussi à reconnaître que les règles que j’ai sont artificielles).

    Je voulais savoir du coup, si j’arrête de prendre la pilule, Par quoi puis-je compenser cela pour m’aider à ne pas avoir les ovaires multi-kystés et si possible, avoir des règles à peu près régulières ?
    Aussi, sur le coup j’aurais une poussée d’acné sévère et cela va sûrement aggraver aussi ma pilosité.

    En combien de temps nous arrivons à faire une cure de pilule et réussir à ré habituer notre corps à cette faible dose d’hormone naturelle ?

    Merci pour votre lecture

  • Lizzie dit :

    Merci pour cet article encore une fois très intéressant. Avant de prendre la pilule je n’avais aucun souci de cycle, puis on m’à prescrit Jasmine. Je l’ai arrêtée il y a 2 ans et depuis mes règles sont quasiment inexistantes. Il a fallu 1 an pour qu’elles réapparaissent, j’ai eu quelques cycles et là depuis 6 mois plus rien, je ne sais pas pourquoi. Une échographie a révélé que j’ai certainement un SOPK, bien que mes taux hormonaux soient normaux. Et en plus je ai tout le temps de l’acné sur le bas du visage, ce qui me contrarie encore plus. Bref je subis encore les conséquences de la pilule 2 ans après l’avoir arrêtée et je suis dégoûtée de voir toutes les souffrances qu’elle engendre, alors qu’on nous l’a toujours vendue (au sens propre) comme le Graal!

  • Sara dit :

    Très bon article comme toujours ?? J’ai eu un parcours très costaud pour mon acné, j’ai pris 5 antibiotiques (sans qu’on me dise que c’était mauvais pour mon corps), une pilule contraceptive et pour finir un traitement costaud hormonal… Entre temps j’ai découvert la naturopathie et j’ai vu que mon acné n’était pas du à un dérèglement hormonal mais à cause d’un microbiote détruit ainsi qu’un foie encrassé et une grosse carence en minéraux.. En suivant les conseils dune naturopathe et en lisant les articles de ce blog j’ai arrêter toutes ces hormones de synthèse, j’ai changer mon alimentation, fait une cure de zinc,fer,Magnésium et vitamine D,b6 et b12, et maintenant je reconstruit mon microbiote avec une alimentation varié en fruits et légumes, du psyllium et une bonne cure de probiotique. Et ne pas oublier le sport, le brossage à sec et la cohérence cardiaque ? pour l’instant mon corps se porte très bien en espérant que l’acné ne revienne jamais ??

    • Marine D. dit :

      Votre expérience est très intéressante ! Comment avez-vous su que vous n’aviez pas de dérèglement hormonal mais d’autres problèmes ? Votre naturopathe vous a fait faire quelles analyses ? Ça m’intéresse beaucoup, car parfois on ne sait pas où chercher.

      • Sara dit :

        Après avoir essayer des tas d’antibiotiques + pilule pour une acné légère à l’époque, j’ai tout arrêter en pensant que j’avais soigner mon acné mais je me suis retrouver avec des énormes kystes sur tout le visage, super douloureux. Mon médecin ma prescrit androcure même si j’avais aucun dérèglement visible sur le bilan sanguin juste que j’étais légèrement sensible aux hormones androgènes. Androcure a mis 6 mois à réellement « soigner » mon acné et au bout de 8 mois j’ai eu une rechute au niveau de la peau et surtout j’ai eu pleins de soucis a cause du traitement (hémorragie, regles douloureuse,oedeme au pied ,sécheresse aux yeux et une grosse fatigue tout les jours) bref c’était l’enfer et la j’ai compris que ce traitement à empirer ma situation .. heureusement j’ai rencontré une naturopathe qui ma expliquer que mon corps était énormément affaibli de tout les traitements que jai pris et qui fesait une réaction allergique à l’androcure, et ma proposer un protocole , maintenant je me sens beaucoup mieux, j’ai une peau qui se porte très bien et j’ai un cycle normal sans hemmoragies et sans douleurs … La jai compris que mon acné n’étais pas du à un dérèglement hormonal, c’est juste mon corps qui rejeter les toxines que j’ai pu accumuler. Lors de mon premier rendez-vous ma naturo ma poser énormément de questions sur mon alimentation, mon hygiène de vie, mes emotions ainsi que les traitements que jai pris depuis que je suis petite, elle ma demander aussi de faire une prise de sang complète pour voir où était mes carences. J’espère que j’ai pu vous aider Marine 🙂

  • Clara dit :

    Merci pour cet article. C’est effectivement et malheureusement bien vrai! Pour ma part jamais eu de problème dans ma jeunesse, puis prise de pilule pendant 8 ans et à l’arrêt catastrophe: sopk et ses symptômes. 4 ans apres son arrêt je réussi lentement a contrecarrer les effets néfastes. Régularité des règles et acné a peu près résolus mais je cherche encore une vrai solution à la perte des cheveux.

  • Wendy dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre article qui est très intéressant. J’aurai une question, car j’ai découvert l’année dernière que j’étais atteinte l’endometriose et on m’a prescrit la pilule pour empêcher les saignements et ainsi la maladie de se développer d’avantage, mais vous semblez dire que ce n’est pas spécialement une bonne décision, pouvez-vous me dire ce que vous préconisez dans cette situation?
    Merci d’avance.

  • Laurie dit :

    Merci beaucoup pour cet article et surtout pour les références bibliographiques que je cherche avec avidité ! Après 7 ans de pilule je me retrouve avec un SOPK incroyablement aggravé, une endométriose, une maladie coeliaque et surtout cette colère profonde de savoir qu’on m’a menti, maintenue dans l’ignorance et mise en danger. Notre courage de sortir du silence sera à la hauteur de la bêtise des gens qui se riront de nous. Ma mission à partir d’aujourd’hui ? Sensibiliser le maximum de femmes possible. Et ce n’est possible que grâce à des personnes comme vous qui œuvrent pour notre bien à toutes et à tous (oh oui, les hommes sont aussi impactés par la pilule). Merci de mettre en lumière ces parts d’ombre minutieusement cachées depuis des décennies.

  • christine dit :

    bonjour
    comment organiser l’arrêt de la pilule pour éviter les effets secondaires
    merci

  • Anne dit :

    Je confirme que la prescription d’androgènes n’est pas une solution. Pour moi c’est ce qui a été fait et maintenant c’esg Très compliqué de me sevrer …

  • Chloé dit :

    Bonjour Emmanuelle, merci pour cet article ! J’ai pris la pilule pendant 9 ans à partir de mes 15 ans car j’étais carencée en fer à cause de règles trop abondantes. J’en ai eu ma claque de prendre des hormones tous les jours et j’ai tout arrêté d’un coup. J’ai mis 5 mois à avoir mes règles et elles sont redevenues régulières après un an d’arrêt. J’ai eu aussi l’apparition d’une acné certes légère mais que je n’avais jamais eu avant et qui m’a quand même pourri la vie ! Trois ans après l’arrêt et après la prise d’antibiotiques (sinon les dermatologues me disaient de reprendre la pilule…) J’ai décidé de suivre votre méthode gratuite ainsi que tous les conseils que vous donnez que votre blog et j’ai commencé à voir le bout du tunnel. La symptothermie m’a permis de me rendre compte que j’avais une dominance en œstrogènes car une phase luteale quasi inexistante ! Et c’est une naturopathe qui m’a conseillé de faire une cure du foie avec certes un effet détox terrible pour ma peau les premières semaines mais aujourd’hui ma phase luteale se rallonge ! Le problème n’est pas encore tout à fait réglé mais j’avance et j’ai bon espoir alors merci pour ce blog et tous les conseils 🙂

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